Comment faire sa première Randonnée Bivouac ? Guide pour débutant

de Sven
Publié le : Dernière mise à jour le

Ahhh… la nature…

Imaginez-vous, allongé sous un ciel étoilé, bien emmitouflé dans votre sac de couchage. Le feu crépite doucement, et le chant d’une chouette, non loin, vous berce.

Ça y est… Vous êtes en pleine randonnée bivouac, loin des lumières de la ville, de l’agitation de la vie quotidienne, et des écrans omniprésents.

La première randonnée bivouac est une étape mémorable pour tout amoureux de la nature en devenir.

C’est une opportunité de se déconnecter, de se reconnecter avec soi-même, et d’apprendre les compétences essentielles pour vivre en harmonie avec notre environnement.

Que vous soyez un novice ou un randonneur aguerri qui cherche à initier des amis ou des proches à cette aventure, ce guide vous aidera à préparer, à anticiper, et à vivre une expérience de randonnée bivouac mémorable en toute sérénité.

Car si j’ai décrit en début de cette intro un moment idyllique de pleine communion… sachez que, mal préparé, votre première randonnée peut vite se transformer en cauchemar : ampoules, faim, froid, sac à dos trop lourd, piqûres d’insectes…

Nous allons donc explorer ensemble les bases de ma randonnée bivouac et je vais vous partager mes astuces et conseils pour que cette expérience ne soit QUE du plaisir.

On est partis ?…

Règle N°1 : Il va vous falloir un peu de matos…

La randonnée, c’est vraiment simple comme bonjour : vous levez le pied droit et hop, vous le reposez un peu plus loin. Puis, la même chose avec le pied gauche… et ainsi de suite !

Une balade, quoi.

Enfin… presque.

Puisqu’il y une « petite » différence, à savoir que vous allez emporter sur vous tout l’équipement nécessaire pour bivouaquer et vous nourrir sur plusieurs jours.

Donc, outre les équipements classique de randonnée (de bonnes chaussures, de bonnes chaussettes, des vêtements légers et transpirants, etc.), vous allez avoir besoin de :

Liste non exhaustive à laquelle vous pourriez rajouter : des bâtons de marche, une carte, une boussole, des protections solaires (crème, lunettes, chapeau), un système de purification d’eau (type paille et cie), une batterie solaire, des sacs étanches, etc.

Bref, comme vous pouvez le voir : la randonnée bivouac, c’est une réflexion nécessaire sur le matériel.

Important : il ne doit pas nécessairement être neuf ou ultra-technique (et donc cher).

Par exemple, j’ai fait mes premières randonnées-bivouac avec des chaussures hautes de rando Décath’ premier prix, et celles-ci m’ont parfaitement accompagné sur des 100ènes de bornes !

Par contre, pour votre sécurité et votre confort, il faut qu’il soit adapté… et surtout, il faut qu’il soit indispensable (afin d’éviter de se sur-charger).

Je répète à qui veut l’entendre cette fameuse phrase : « le poids de votre sac à dos, c’est le poids de vos peurs ».

Plus vous serez en confiance et plus vous pourrez vous rapprocher de la marche ultra-légère.

Comment faire sa première Randonnée Bivouac ? Guide pour débutant

Règle N°2 : Se connaître et ne pas se sur-estimer.

A la base, je voulais intituler cette partie du guide : « Gnỗthi seautόn » !

Ça veut dire « connais-toi toi-même », en grec. C’était classe, mais pas facilement compréhensible…

Une bonne randonnée, selon moi, ne doit pas être trop facile : un bivouac, ça se mérite. Et promis, vous aurez bien plus de plaisir à dormir sous les étoiles, si vous avez transpiré un minimum.

Mais, à l’inverse, attention à ce que ça ne devienne pas non plus une gageure, avec larmes et cris de douleurs à la clé.

Une bonne randonnée, c’est un juste équilibre entre effort et plaisir.

Autrement dit, avant de partir à l’assaut des sentiers, il est essentiel de faire un petit bilan de votre condition physique.

Prenez le temps de bien évaluer vos capacités.

Et plus important encore : mettez votre égo de côté… et soyez juste et objectif sur cette évaluation.

Peu importe votre niveau, il y a forcément une randonnée qui vous attend, adaptée à votre forme physique actuelle.

L’essentiel est de choisir une randonnée qui vous permettra de profiter de la nature, d’apprendre, et de vous améliorer à votre rythme, sans vous épuiser ni vous démotiver.

La clé est de commencer modestement, puis de progresser graduellement.

J’y pense !… J’ai écrit un guide sur le nombre de kilomètres qu’on peut marcher en une journée.

Pas sûr que ça soit la bonne idée pour une première…
Pas sûr que ça soit la bonne idée pour une première…

Règle N°3 : Comprendre le terrain.

Quand on parle d’alimentation, je répète tout le temps qu’une kilocalorie n’est jamais égale à une autre kilocalorie.

Et quand on parle de rando, je radote alors qu’un kilomètre à pied n’est jamais égal à un autre kilomètre à pied.

J’entends par là plusieurs choses :

  1. Lors d’une randonnée, après les 20 premiers kilomètres, les suivants compteront toujours double… et après 30, ils compteront triple.
  2. Un kilomètre à pied, avec un sac de 8 ou de 20 kilos, n’aura pas la même saveur dans les jambes.
  3. Si vous marchez en montagne ou sur le bord d’un canal, le kilomètre à pied n’aura pas (du tout) le même ressenti (voir mes explications sur les dénivelés)
  4. Marcher dans des conditions idéales (soleil, une légère couverture, 20°C) ou dans des conditions moins idéales (pluie, vent, froid… ou soleil de plomb et 35°C) ne va pas donner le même résultat au bout de 25 km.
  5. Vous n’allez pas apprécier de la même manière une route goudronnée ou un sentier avec 20cm de neige, ou des rochers irréguliers, ou de bouillasse…

Bref, vous l’avez compris… tout comme le temps (#Einstein), le kilomètre est relatif.

Donc, ne faites pas l’erreur du débutant qui consiste à se dire : « je marche à 5km/h en ville. Donc pour faire une randonnée de 80km sur le GR20 (sentier qui traverse la Corse), ça me fait du 16h, que je vais faire sur 3 jours… soit 5h20 par jour. »

Vous risquez de déchanter fortement… et probablement de vous dégoûter à jamais.

Alors que si vous suivez mes conseils, votre vie de randonneur ne sera que bonheur, enchantement, petits oiseaux et… quoi ? J’en fais trop ?

Règle N°4 : Prudence. Prudence. Et prudence.

Une autre erreur qu’on rencontre fréquemment chez l’apprenti marcheur, c’est l’imprudence.

Souvent involontaire, d’ailleurs.

Cependant, la base de l’imprévu : c’est de le prévoir (#prepper).

Même si notre randonnée ne s’apparente pas à la conquête de l’Everest, il ne faut pas pour autant oublier qu’on est généralement en pleine nature, potentiellement loin de tout (le fait d’être à pied rallonge les distances !), et potentiellement avec personne à l’horizon.

Or, une chose est certaine : vous n’avez pas envie de vous retrouver dans une situation galère, loin de toute aide.

Pour cela, il n’y a qu’une chose à faire : éviter les imprudences.

Parmi elles, on retrouve le fait de jouer les funambules au bord des falaises, jouer à Tarzan au-dessus de l’eau, s’amuser avec les petites bêtes à poils, à écailles ou à pattes, s’égarer hors des sentiers battus ou carrément jouer les explorateurs à tracer un nouveau chemin, ou encore (bien sûr) le classique « jouer avec la météo ».

Les exemples sont nombreux mais vous comprenez l’idée.

Bon, maintenant qu’on en a terminé avec les nécessaires mises en garde, passons aux choses amusantes !…

Amical ?… ou pas ?…
Amical ?… ou pas ?…

Conseil N°1 : Recherchez des randonnées accessibles dans votre région

Prenez le temps de bien choisir votre première randonnée.

On en a déjà parlé précédemment : j’entends par là qu’il vous faut choisir le bon parcours (dénivelé, type de sol, distance, etc.) adapté à vos compétences et votre expérience actuelle.

On commence en douceur et on corse (si on veut ! ça n’est pas non plus une obligation au fur et à mesure).

Utilisez les sites dédiés aux randonneurs tels que VisuGPX, Visorando, FFRandonnée, Altituderando, Mon GR ou encore IGN Rando.

Sur chacun de ces sites, vous trouverez des parcours (avec parfois la topographie), des avis et des guides, le tout souvent avec un niveau de difficulté associé.

Vous avez également à votre dispo des forums (je pense par exemple à l’excellent randonner-leger.org) ou encore des groupes Facebook (tapez « rando » et votre région dans la barre de recherche et vous allez trouver votre bonheur).

Idéalement, prenez le temps de lire les avis d’autres randonneurs qui ont déjà parcouru le sentier. Consultez les photos disponibles. Éventuellement, procurez-vous une carte IGN afin de vous familiariser avec le parcours.

Conseil N°2 : Habillez-vous pour l’occasion !

Pour votre randonnée, il est essentiel d’adopter une tenue appropriée.

Le choix des vêtements de randonnée peut donner lieu à d’interminables débats sur Internet, mais je vais vous donner quelques conseils tirés de mon expérience.

  • Évitez les vêtements qui deviennent lourds et inconfortables lorsqu’ils sont mouillés. Outre le poids, ils risquent de vous causer des irritations désagréables. Optez plutôt pour des vêtements légers qui sèchent rapidement et ne vous encombrent pas.
  • Évitez les jeans et les tenues trop militaires.
  • Pas besoin de dépenser une fortune dans des vêtements haut de gamme pour profiter pleinement de votre randonnée. Les grandes enseignes proposent des vêtements « outdoor » abordables qui feront parfaitement l’affaire.
  • Personnellement, les manches longues et les pantalons sont de rigueur… y compris l’été. Ils vous protégeront des égratignures, des coups de soleil et des insectes (y compris des tiques). Si vraiment vous avez trop chaud, vous pourrez toujours retrousser vos manches, même si cela fonctionne moins bien pour les pantalons (mais il en existe des convertibles).
  • Le choix des chaussures est crucial, si vous souhaitez éviter les ampoules. Ayez des chaussures de randonnée adaptées et faites-les à votre pied bien AVANT la randonnée.
  • Je me répète volontairement : évitez absolument de porter une paire flambant neuve lors de votre randonnée… ce qui est le meilleur moyen de vous retrouver avec des ampoules !
  • Enfin, n’oubliez pas d’emporter des vêtements supplémentaires adaptés aux intempéries et aux chutes des températures (le soir et la nuit, en général).

Conseil N°3 : Préparez votre équipement… et prévoyez une carte.

Munissez-vous d’un sac à dos pour y ranger tout ce dont vous aurez besoin.

C’est à dire : de l’eau en quantité, de la nourriture, votre équipement pour cuisiner et dormir… et idéalement quelques « gadgets de survie » (qui n’ont rien du gadget) au cas où les choses tourneraient mal.

Parmi les essentiels à glisser dans votre sac, pensez à prendre une carte et une boussole.

Si vous savez comment lire une carte, vous serez capables de (re)trouver votre chemin partout, y compris d’ailleurs dans la pire des jungles…. à savoir la jungle urbaine !

Note : quand je parle de carte, je ne vous dis pas de la prendre toute entière.

Personnellement, j’imprime (ou photocopie) uniquement le bout de tracé qui m’intéresse et je la glisse dans une pochette transparente ou un sac congélation (histoire qu’elle ne prenne pas l’eau).

En complément, j’ai évidemment toujours mon téléphone chargé avec moi, en mode avion 99% du temps, avec une appli GPS installée (j’utilise personnellement Géoportail, mais il y en a d’autres).

Enfin, apprenez à reconnaître les différents types de balisages de randonnée.

Conseil N°4 : Consultez les prévisions météo

Partir en randonnée sous la pluie ou par temps pourri, ça n’est pas pour tout le monde.

Je l’ai déjà fait. Souvent. Et ça ne fait pas partie de mes meilleurs souvenirs.

Si vous avez un doute d’apprécier l’humidité collée au corps, assurez-vous alors de jeter un coup d’œil aux prévisions météo la veille et le matin.

Certains vous diraient que vous n’avez pas besoin de cette dose de négativité dans votre vie !

Si vous randonnez en montagne : Attention ! Les prévisions à la base du sommet ne valent pas forcément pour le reste de la région où se trouve le sentier (et inversement).

Pensez également à la chute de températures en chemin, surtout si vous comptez redescendre plus tard dans la journée (ce qui n’est pas vraiment recommandé, à moins que vous aimiez les ténèbres).

Soyez aussi vigilants aux changements de météo pendant votre ascension ou descente.

Pour les randonnées sur plusieurs jours, gardez à l’esprit ce proverbe : « Si les économistes ont été inventé, c’est pour que les météorologues aient l’air plus crédible ».

Sous-entendu, on sait tous que la météo n’est pas toujours fiable à 100%… donc, plus la durée de votre randonnée-bivouac augmente, et plus vous avez intérêt à prévoir différents scénarios de météo (pluie, température, chaleur, etc.).

Bon… raté. Heureusement que j’ai le matos pour rester au sec !
Bon… raté. Heureusement que j’ai le matos pour rester au sec !

Conseil N°5 : Partagez votre itinéraire

Comme pour tous les conseils précédents, celui-ci est valable que vous débutiez la randonnée… ou que vous soyez un vieux loup de mer terre.

Il est crucial d’informer quelqu’un (qui accessoirement se soucie un minimum de vous) de votre destination, du sentier que vous allez emprunter, et de votre jour et heure approximative de retour prévus.

Assurez-vous qu’ils savent qui contacter et comment les joindre si vous dépassez l’heure prévue de retour. En cas de retard, même minime, ils pourront ainsi déclencher les secours pour vous retrouver.

Par contre, ce plan de secours ne fonctionnera que si vous le suivez à la lettre !

Autrement dit : ne déviez pas de votre itinéraire déclaré… ou tenez informé votre ange gardien, histoire qu’il ne déclenche pas l’hélico de la sécurité civile pour rien.

Conseil N°6 : Attention où vous mettez les pieds

Bah oui… vos pieds (et vos chevilles et vos jambes), en randonnée, c’est un peu la base.

Préservez-les au maximum !

Sur les sentiers, vous trouverez toutes sortes de dangers naturels, du gravier instable qui pourrait vous tordre la cheville aux rochers glissants qui pourraient vous faire chuter.

En plus des obstacles sur le chemin, vous devrez parfois composer avec une flore et une faune capricieuses.

Les insectes piqueurs et venimeux sont nombreux dans la nature, et beaucoup d’entre eux aiment se faufiler près du sol et sur les branches.

Je pense à la tique, aux fourmis rouges, aux frelons, abeilles, guêpes, araignées (dont la veuve noire dans le sud de la France), moustiques, chenilles urticantes, etc.

De même, les plantes comme les orties, les ronces, l’ajonc, etc. peuvent vous causer quelques désagréments si vous n’y prenez pas garde.

Enfin, vous avez également la catégorie des serpents…

Bref, vous avez le choix du danger !

Mais vous savez quoi ? Il y a tout autant de dangers chez vous, dans votre propre maison et votre jardin !

Je ne dis pas tout ça pour vous faire peur, bien au contraire : « Un homme averti en vaut deux » (ça marche aussi pour vous mesdames !).

Simplement, en rando, pensez à bien faire attention à vous vous posez vos pieds et encore plus votre séant au moment des pauses ou de l’installation du bivouac !

(PS : je vous ai parlé de la trousse de secours spécial rando ?)

Perso, j’aime les hamacs : loin du sol, loin des bêbêtes !
Perso, j’aime les hamacs : loin du sol, loin des bêbêtes !

Conseil N°7 : Ralentissez, rien ne presse !

Relax !

La randonnée, ça n’est pas une course.

Je dis ça car on est TOUJOURS tenté de « battre le record » (moi le premier) : faire X kilomètres par jour, aller à X km/h sur ce tronçon, atteindre telle étape avant la pause de midi…

Zen… Le but, c’est de profiter de la randonnée et de l’environnement, pas de courir comme des dératés.

Prenez votre temps, respirez à fond et savourez chaque pas de votre aventure en plein air !

En conclusion ?

La randonnée est une activité outdoor extraordinaire qui peut vite devenir une passion.

C’est la porte à l’aventure.

Peut-être pas toujours à l’Aventure avec un « A » majuscule (quoi que), mais très sûrement une micro-aventure accessible à toutes et à tous, facile à prévoir, rapide à réaliser, proche de chez soi.

Bonus : elle vous permet de rester en forme, de développer de vraies compétences essentielles et de mieux connaître votre région.

Enfin, elle permet de ralentir le temps, casser le quotidien, sortir de sa zone de confort, retrouver le contact avec la verte (et donc le réel), de vous ressourcer.

Donc, c’est parti : préparez votre équipement, enfilez vos plus belles chaussures de randonnée et répondez à l’appel de l’aventure !

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