Lorsqu’on part en randonnĂ©e, Ă la journĂ©e ou pour quelques jours, on a toujours cette question existentielle (au sens premier du terme) : « combien de litres d’eau dois-je emporter dans mon sac ? », sous entendu « combien de litres d’eau vais-je consommer par jour ? »
Question existentielle car rester bien hydraté lors de vos randonnées est aussi crucial (sinon plus) que de garder votre sang froid lorsque vous vous perdez en chemin.
Or, sur les sentiers de randonnĂ©e, les points d’eau potables sont parfois trĂšs rares…
La rĂ©action logique est alors d’en emporter le plus possible, au dĂ©triment du poids de votre sac et donc de votre dos.
J’ai souvent des amis qui, par peur de manquer, emportent deux ou trois bouteilles de 1,5 litres (soit 3 Ă 4,5 litres… donc 3 Ă 4,5 kilos !) pour une journĂ©e de randonnĂ©e (en plein Ă©tĂ©, soit… mais tout de mĂȘme !).
Mon conseil n’est pas celui lĂ …
Dans cet article, je vais donc répondre à toutes vos questions sur les sujet et vous donner dix conseils pour vous hydrater correctement (et avec légÚreté) en randonnée.
- La dĂ©shydratation : qu’est-ce que c’est et comment la prĂ©venir ?
- La surhydratation : qu’est-ce que c’est et comment la prĂ©venir ?
- L’eau en randonnĂ©e : quelle quantitĂ© prĂ©voir pour votre excursion ?
- 12 astuces pour rester hydraté en randonnée
- Conclusion
La dĂ©shydratation : qu’est-ce que c’est et comment la prĂ©venir ?
On a parfois tendance Ă penser qu’ĂȘtre dĂ©shydratĂ©, c’est simplement avoir la gorge sĂšche et une soif intense.
Alors… oui, mais pas que.
Malheureusement, les consĂ©quences de ne pas s’hydrater suffisamment peuvent ĂȘtre bien plus sĂ©rieuses.
Signes et symptÎmes de la déshydratation
- Soif intense
- Bouche sĂšche, langue sĂšche
- Maux de tĂȘte, tĂȘte qui tourne,
- Fatigue anormale, voire intense
- Urine en faible quantité de couleur « concentré de thé froid » et odeur suspecte
- Irritabilité à fleur de peau
- Désorientation et vertiges
- Manque de coordination
- Trébuchements et bafouillages
Comme vous pouvez vous en douter, tous ces symptÎmes peuvent vous mettre trÚs gravement en danger en pleine nature, que ça soit dans un environnement « maßtrisé » et plus encore dans une situation de survie.
A noter également que ces symptÎmes ne sont pas instantanés mais bien progressifs.
Donc, sans aller jusqu’Ă la dĂ©shydratation, cela signifie que si vous ĂȘtes « juste » sous-hydratĂ©, vous allez Ă©galement subir des consĂ©quences :
- Moindre performance
- Plus grande fatigue (et plus rapidement)
- ProbabilitĂ©s plus importante dâavoir des contractures musculaires et des crampes.
- Moindre rĂ©sistance au froid (le soir dans le sac de couchage… donc mauvaise nuit, donc fatigue, donc…)
- ProbabilitĂ© plus importante d’ĂȘtre impactĂ© par le mal aigu des montagnes (MAM)
- Etc.
Bref… si je suis certain d’une chose, c’est que personne ne souhaite ĂȘtre sous-hydratĂ© et encore moins dĂ©shydratĂ©.
Quoi faire en cas de déshydratation ?
Si vous prĂ©sentez l’un des symptĂŽmes mentionnĂ©s ci-dessus, la tentation est grande de foncer vers la source d’eau la plus proche et d’engloutir autant dâeau que possible.
Oui !… mais pas que.
Vous devez absolument :
- ArrĂȘter votre randonnĂ©e
- Trouver de l’ombre, vous asseoir et vous reposer
- Vous Ă©venter (si il n’y a pas une p’tite brise qui le fait pour vous)
- Vous rĂ©hydrater avec de l’eau et idĂ©alement des Ă©lectrolytes, du sel ou du sucre
- Tremper un t-shirt ou un chapeau dans de l’eau fraĂźche pour faire baisser votre tempĂ©rature corporelle
- … et reprendre votre chemin uniquement lorsque les symptĂŽmes se sont attĂ©nuĂ©s
J’insiste sur ce dernier point : la santĂ© avant tout et on fait de la randonnĂ©e avant tout pour le plaisir. Pas pour souffrir ou se mettre en danger !
Comment prévenir et (donc) éviter la déshydratation ?
Il n’y a qu’une seule et unique solution : boire.
Et c’est tout le sujet de cet article.

La surhydratation : qu’est-ce que c’est et comment la prĂ©venir ?
La dĂ©shydratation n’est pas votre seul ennemi.
Comptez également sur la surhydratation, ou hyponatrémie.
C’est un problĂšme assez rare qui touche principalement les athlĂštes d’endurance comme les marathoniens, les ultramarathoniens et les triathlĂštes.
Dans le cas de l’hyponatrĂ©mie, les niveaux de sodium dans le sang deviennent trop diluĂ©s, ce qui perturbe le fonctionnement des cellules.
Dans les cas les plus extrĂȘmes, cela peut entraĂźner le coma, voire la mort.
Les symptĂŽmes de l’hyponatrĂ©mie sont similaires Ă ceux de la dĂ©shydratation : fatigue, maux de tĂȘte et nausĂ©es, ce qui peut amener certains athlĂštes Ă boire encore plus d’eau et Ă aggraver le problĂšme.
Boire compulsivement pour Ă©viter la dĂ©shydratation peut en fait conduire Ă l’hyponatrĂ©mie. La clĂ© pour Ă©viter la surhydratation est de surveiller attentivement votre consommation de liquide.
Essayez donc de prendre de petites gorgées toutes les 20 minutes, et évitez de boire plus que ce que vous transpirez.
Enfin, veillez à maintenir un équilibre sain en consommant des collations riches en sodium ou en buvant une boisson énergétique contenant du sodium.
L’eau en randonnĂ©e : quelle quantitĂ© prĂ©voir pour votre excursion ?
Comme souvent dans mes guides pour la randonnée, la réponse est : ça dépend.
Il existe bien entendu des rĂšgles gĂ©nĂ©rales (et gĂ©nĂ©riques)…
- « PrĂ©voyez un litre d’eau pour chaque 2 heures de marche… »
- « Un litre toutes les 3 heures… »
- « En 3 heures de randonnĂ©e en plaine, il faudra 750/0,6 ml c’est Ă dire 1,250 litre d’eau… »
… mais qui, Ă mon sens, ne valent pas grand chose.
Pour deux raisons :
- L’eau que vous allez consommer dĂ©pend fortement du type de randonnĂ©e et du type de repas que vous allez faire.
- L’eau Ă emporter dans votre sac Ă dos ne correspond pas nĂ©cessairement Ă l’eau que vous allez consommer.
C’est Ă dire ?…
1. L’eau que vous allez consommer dĂ©pend fortement du type de randonnĂ©e et du type de repas que vous allez faire.
De nombreux facteurs influent sur votre consommation en eau lors d’une randonnĂ©e, notamment la mĂ©tĂ©o, le niveau d’effort physique fourni, votre mĂ©tabolisme individuel, le type de randonnĂ©e, le type de repas…
Parlons tout d’abord de la mĂ©tĂ©o !
Lorsque vous randonnez par temps chaud, votre corps a tendance Ă transpirer d’avantage (jusqu’Ă 20 % ou 300 ml par heure).
Cependant, la diffĂ©rence entre les tempĂ©ratures chaudes et froides n’est peut-ĂȘtre pas aussi significative que vous pourriez le penser.
En effet, la quantitĂ© de transpiration varie d’une personne Ă l’autre, en fonction non seulement du mĂ©tabolisme, mais aussi de l’acclimatation aux diffĂ©rentes tempĂ©ratures.
De plus, mĂȘme lors de randonnĂ©es par temps frais, il ne faut pas oublier que vous ĂȘtes emmitouflĂ© dans des vĂȘtements qui crĂ©ent un microclimat chaleureux, induisant une transpiration similaire – voire supĂ©rieure – Ă celle provoquĂ©e par les tempĂ©ratures estivales.
En rĂ©sumĂ©, la mĂ©tĂ©o a Ă©videmment un impact direct sur votre transpiration et donc la quantitĂ© d’eau consommĂ©e sur une journĂ©e de marche… mais gardez Ă l’esprit que mĂȘme sous un ciel nuageux et des tempĂ©ratures clĂ©mentes, l’effort va nĂ©cessiter que vous vous hydratiez frĂ©quemment et en quantitĂ©.
On note tout de mĂȘme : si il fait beau et chaud, vous aurez besoin de plus d’eau.
Niveau d’effort physique
Le type de sentiers que vous prĂ©voyez de parcourir aura Ă©galement un impact sur la quantitĂ© d’eau que vous devez emporter.
Plus le sentier sollicite votre corps, plus vous transpirez et plus vous devrez boire pour compenser les pertes de liquides.
C’est pourquoi il est judicieux de se renseigner sur le type de terrain que vous allez parcourir avant de partir et d’ajuster la quantitĂ© d’eau en consĂ©quence.
Par exemple, un sentier tranquille et bien entretenu avec peu de dĂ©nivelĂ© (voir mon article sur qu’est-ce que le dĂ©nivelĂ© en randonnĂ©e ?) va beaucoup moins vous solliciter que si vous prĂ©voyez de gravir plusieurs milliers de mĂštres de dĂ©nivelĂ© ou de randonner dans des terrains plus accidentĂ©s.
… auquel cas, il est essentiel d’emporter un volume d’eau supplĂ©mentaire.
Bien sĂ»r, tout cela dĂ©pend Ă©galement de votre style de randonnĂ©e : ĂȘtes-vous plutĂŽt un promeneur tranquille ou un marcheur rapide ?
Si vous ĂȘtes du genre Ă avancer rapidement, il est plus probable que vous ressentiez le besoin de vous hydrater et que vous ayez besoin de plus d’eau pour reconstituer les rĂ©serves de votre organisme.

Besoin personnel en hydratation
Aucun randonneur n’est identique, que ce soit en termes de physiologie gĂ©nĂ©rale, de style de randonnĂ©e ou de besoins en eau.
Nous avons tous cet ami qui semble Ă peine respirer entre deux gorgĂ©es de sa bouteille d’eau, tandis qu’un autre peut randonner pendant des heures sans boire une goutte.
La leçon Ă retenir de cette observation est que dĂ©terminer la quantitĂ© d’eau dont vous avez besoin lors de vos randonnĂ©es nĂ©cessite d’Ă©couter votre corps.
Personnellement, ma technique a Ă©tĂ© de prendre de moins en moins d’eau lors de mes sorties (sur deux jours en gĂ©nĂ©ral) afin de voir jusqu’Ă oĂč je pouvais descendre, en conservant Ă©videmment mon bien-ĂȘtre et ma sĂ©curitĂ©.
RĂ©sultat : je consomme au minimum environ 1 litre d’eau par jour, repas et toilette comprise.
Type de repas
Si votre randonnée prévoit un ou des repas, voire un ou des bivouacs, votre consommation en eau peut changer du tout au tout.
Par exemple, si vous prĂ©voyez de la nourriture lyophilisĂ©e, celle-ci va nĂ©cessiter de l’eau (150-300ml d’eau Ă ajouter par repas).
Ăvidemment, vous allez consommer indirectement cette eau, mais ça ne sera pas le cas si vous faites chauffer du riz ou des pĂątes (oĂč il y aura de la « perte »).
A l’inverse, si vous consommez du jerky, du saucisson, des noix, du pain noir, etc. : vous n’aurez pas besoin d’eau pour la cuisine, mais ces aliments vous en apporteront Ă©galement trĂšs peu. Il faudra donc compenser.
A noter Ă©galement, si vous faites du bivouac, que vous aurez probablement besoin d’eau potable pour vous laver les dents et vous faire une petite toilette le matin.


Type de randonnée
On a déjà parlé précédemment du type de randonnée, sur les notions de difficulté (type de terrain), de saison (météo), de bivouac, etc.
Mais je souhaite aborder ici un autre aspect : l’accĂšs Ă l’eau, potable ou non.
Dans la majoritĂ© des randonnĂ©es en France, il est trĂšs probable que vous ayez accĂšs Ă de l’eau potable tous les X kilomĂštres (un bar, une fontaine, une maison et une personne ravie de vous remplir votre gourde, etc.) ou Ă de l’eau non potable encore plus rĂ©guliĂšrement (ruisseau, riviĂšre, lac, etc.).
Il arrive cependant que certains tracés ne présentent PAS ces accÚs.
Cela change absolument toute la donne sur la quantitĂ© d’eau Ă emporter pour votre randonnĂ©e.
- Si vous pouvez vous « recharger en eau potable », une ou plusieurs fois par jour, vous pouvez parfaitement vous contenter de 750ml Ă 1,5 litres d’eau (en fonction des autres facteurs).
- Si vous pouvez vous « recharger en eau non potable », une ou plusieurs fois par jour, vous pouvez lĂ encore vous contenter d’emporter trĂšs peu d’eau avec vous… Ă condition d’avoir le matĂ©riel adĂ©quat pour filtrer et purifier l’eau (trĂšs trĂšs trĂšs important !).
- Si vous n’avez aucune de ces deux possibilitĂ©s… alors, votre sac va devoir peser lourd.
Deux expériences personnelles récentes pour compléter ce chapitre :
- Avec un ami, nous avons fait une rando-bivouac sur 24 heures avec 0.00 litre d’eau… et une paille filtrante Sawyer Mini (60 grammes).
- Plus rĂ©cemment, je suis parti en rando-bivouac sur deux jours avec uniquement une gourde filtrante Water To Go de 750ml, que j’ai rechargĂ©e au fil de ma randonnĂ©e dans les ruisseaux.
Dans les deux cas, on Ă©tait sur une logique « MUL » (marche ultra lĂ©gĂšre) et dans les deux cas, je n’ai jamais manquĂ© d’eau ni Ă©tĂ© en sous-hydratation.
J’insiste donc : la quantitĂ© d’eau consommĂ©e dans une journĂ©e est diffĂ©rente de la quantitĂ© d’eau Ă emporter.
12 astuces pour rester hydraté en randonnée
1 – Hydratez-vous avant de partir
C’est comme tout : mieux vaut prĂ©venir la dĂ©shydratation que la guĂ©rir.
Avant de vous lancer dans une randonnĂ©e, essayez de boire environ 350 ml Ă 500 ml d’eau – ça va recharger vos batteries et vous assurer d’avoir une rĂ©serve d’hydratation avant d’entamer l’effort.
2 – RepĂ©rez les sources d’eau naturelles
Avant de prendre le chemin, prenez quelques minutes pour sortir une carte et repĂ©rer les sources d’eau naturelles sur votre itinĂ©raire.
Ăa vous permettra d’Ă©valuer la quantitĂ© d’eau dont vous aurez besoin dĂšs le dĂ©part, de savoir combien boire ou recharger Ă chaque source, et ça vous Ă©vitera de vous balader avec plus d’eau que nĂ©cessaire.
3 – Nâoubliez pas de traiter et de purifier lâeau, si elle n’est pas potable
Pour plus de dĂ©tails, jetez un Ćil Ă mon guide sur la filtration et la purification de l’eau en pleine nature.
Faites attention Ă l’environnement oĂč vous captez l’eau
Lorsque vous prĂ©levez de l’eau dans une source naturelle, choisissez des endroits propres et Ă©loignĂ©s de toute contamination potentielle, telle que les zones oĂč les animaux boivent ou les zones avec une mauvaise qualitĂ© de l’eau.
PrĂ©levez idĂ©alement l’eau dans des endroits oĂč le courant est fort et Ă©vitez les zones stagnantes.
Filtrez l’eau
Utilisez un systĂšme de filtration d’eau pour Ă©liminer les particules, les sĂ©diments et les organismes indĂ©sirables (virus, parasites, bactĂ©ries) de l’eau prĂ©levĂ©e.
Il existe diffĂ©rents types de filtres, tels que les filtres Ă pompe, les filtres Ă gravitĂ© et les filtres Ă membrane, qui peuvent ĂȘtre efficaces pour purifier l’eau.
Purifiez l’eau
Pour cela, plusieurs techniques :
- Utilisez des comprimĂ©s ou des gouttes dĂ©sinfectantes spĂ©cialement conçus pour purifier l’eau. Ces produits contiennent des agents chimiques tels que le chlore ou l’iode qui tuent les bactĂ©ries, les virus et les parasites prĂ©sents dans l’eau.
- Si vous n’avez pas accĂšs Ă un systĂšme de filtration ou Ă des produits de purification, la mĂ©thode traditionnelle consiste Ă faire bouillir l’eau. Portez l’eau Ă Ă©bullition pendant au moins une minute pour tuer les micro-organismes nocifs.
- Enfin, les dispositifs de purification par rayonnement ultraviolet (UV) sont de plus en plus populaires. Ces appareils Ă©mettent des rayons UV qui dĂ©truisent les agents pathogĂšnes prĂ©sents dans l’eau. Assurez-vous de suivre attentivement les instructions d’utilisation pour obtenir une purification efficace.

4 – Emportez des Ă©lectrolytes ou des isotoniques
Les Ă©lectrolytes, ce sont les minĂ©raux qui s’occupent de distribuer l’eau lĂ oĂč votre organisme en a le plus besoin.
Comme l’eau, ils disparaissent dans la sueur lorsque vous faites de l’exercice.
Du coup, ce n’est jamais une mauvaise idĂ©e d’avoir quelques gels ou comprimĂ©s d’Ă©lectrolytes dans votre sac, ou mĂȘme un petit sachet de sel pour aider votre corps Ă rĂ©cupĂ©rer de la dĂ©shydratation.


5 – Des gorgĂ©es, pas des rasades
IdĂ©alement, essayez de prendre des gorgĂ©es toutes les vingt-trente minutes environ, plutĂŽt que de vider toute votre bouteille d’un coup toutes les quelques heures.
Pour cela, je ne saurai que trop vous conseiller d’avoir une poche Ă eau ou votre gourde facilement et rapidement Ă portĂ©e de main.
6 – … je me rĂ©pĂšte : Ă portĂ©e de main
Si vous n’avez pas de sac Ă dos adaptĂ© pour y mettre votre poche Ă eau, il est prĂ©fĂ©rable de ranger votre bouteille d’eau Ă un endroit facilement accessible lorsque vous ĂȘtes en mouvement – que ce soit dans la poche de votre capuche ou dans l’une des poches latĂ©rales en filet ou Ă fermeture Ă©clair – comme ça, pas besoin de perdre du temps Ă la chercher lorsque vous faites une pause.
7 – Approvisionnez-vous aux sources d’eau
Lorsque vous passez prĂšs d’une source d’eau – que ce soit une riviĂšre, un ruisseau ou mĂȘme une fontaine – n’hĂ©sitez pas Ă vous hydrater abondamment, mĂȘme si vous n’avez pas soif sur le moment.
Cela vous Ă©vitera de trimballer plus d’eau que nĂ©cessaire lors de la prochaine Ă©tape de votre randonnĂ©e.
8 – Hydratez-vous quel que soit le temps
Comme je l’ai dĂ©jĂ mentionnĂ©, la dĂ©shydratation peut frapper Ă n’importe quel moment, que vous randonniez sous un soleil de plomb ou par une journĂ©e fraĂźche.
Il est donc essentiel de boire suffisamment de liquides, peu importe les conditions météo.
Et pour les randonnĂ©es par temps froid, pourquoi ne pas remplir votre gourde d’une infusion chaude ? Une maniĂšre idĂ©ale de rester hydratĂ© tout en vous rĂ©chauffant !
9 – Adaptez votre tenue
Choisissez des vĂȘtements respirant et qui Ă©vacuent bien l’humiditĂ© pour Ă©viter de trop transpirer et, par consĂ©quent, devoir boire davantage pour compenser les pertes de liquides et rester hydratĂ©.
Optez pour des vĂȘtements qui vous permettent de vous sentir Ă l’aise et frais pendant votre randonnĂ©e.
Voici quelques recommandations pour une tenue idéale en randonnée :
Sous-vĂȘtements techniques
Optez pour des sous-vĂȘtements techniques conçus spĂ©cialement pour les activitĂ©s sportives.
Ces sous-vĂȘtements sont gĂ©nĂ©ralement fabriquĂ©s Ă partir de matĂ©riaux qui Ă©vacuent l’humiditĂ©, comme le polyester ou le polypropylĂšne.
Ma prĂ©fĂ©rence va tout de mĂȘme Ă la laine de mĂ©rinos, beaucoup plus agrĂ©able que ces deux autres matiĂšres.
Ils vous aideront à rester au sec en évacuant la transpiration de votre peau.
Couches intermédiaires
Choisissez des vĂȘtements qui offrent une bonne isolation thermique tout en Ă©tant respirants.
Les polaires et les vestes en laine polaire sont idĂ©ales pour cette couche intermĂ©diaire. Elles vous garderont au chaud par temps frais tout en permettant Ă l’excĂšs de chaleur et d’humiditĂ© de s’Ă©chapper.
Veste imperméable et respirante
Une veste impermĂ©able et respirante est essentielle pour vous protĂ©ger de la pluie et du vent tout en permettant Ă la transpiration de s’Ă©chapper.
Recherchez des vestes dotĂ©es de technologies telles que le Gore-Tex ou l’eVent, qui offrent Ă la fois impermĂ©abilitĂ© et respirabilitĂ©.
Pantalons de randonnée
Optez pour des pantalons de randonnée qui sont légers, durables et qui offrent une bonne liberté de mouvement.
Les pantalons en tissu synthĂ©tique ou en mĂ©lange de nylon sont souvent une bonne option, car ils sĂšchent rapidement et rĂ©sistent Ă l’abrasion.
Il existe également des pantalons qui se transforment au besoin en short, ou qui ont des aérations au niveau des cuisses et des mollets.



Chaussettes de randonnée
Choisissez des chaussettes spĂ©cialement conçues pour la randonnĂ©e, qui offrent un bon amorti, un bon soutien de la voĂ»te plantaire et qui Ă©vacuent l’humiditĂ©.
Ăvitez les chaussettes en coton, car elles retiennent l’humiditĂ© et peuvent provoquer des ampoules.
Chaussures de randonnée
Optez pour des chaussures de randonnée respirantes, qui offrent un bon maintien de la cheville, une semelle antidérapante et une bonne protection contre les éléments.
Choisissez des chaussures adaptĂ©es Ă votre type de randonnĂ©e (sentiers faciles, terrains accidentĂ©s, etc.) et assurez-vous qu’elles sont confortables et bien ajustĂ©es.
N’oubliez pas d’adapter votre tenue en fonction des conditions mĂ©tĂ©orologiques.
Par temps chaud, privilĂ©giez des vĂȘtements lĂ©gers et respirant, tandis que par temps froid, superposez les couches pour vous protĂ©ger du froid.
Pensez Ă©galement aux accessoires, comme un chapeau (ou casquette, ou bob, ou chĂšche, etc.), pour garder votre tĂȘte Ă l’ombre (et Ă l’abri d’un coup de bambou).
10 – Ăvitez le soleil de midi
Essayez de profiter au maximum des premiĂšres heures du matin et de la fin de l’aprĂšs-midi lors de vos randonnĂ©es.
Bon… je sais que se lever Ă 5 heures du matin n’est pas toujours la chose la plus amusante au monde, mais lorsque la chaleur tape vraiment trĂšs/trop fort, vous risquez rapidement l’Ă©puisement et la dĂ©shydratation !
En dĂ©marrant tĂŽt ou en trouvant un petit coin d’ombre pour vous reposer pendant le pic de chaleur de midi (la meilleure sieste au monde), vous pourrez parcourir la majeure partie de votre itinĂ©raire avant et aprĂšs que le soleil soit Ă son zĂ©nith.
11 – Calculez la durĂ©e de votre escapade
Savoir combien de litres d’eau vous devez boire par heure de randonnĂ©e n’est pas vraiment utile si vous ne savez pas combien de temps vous allez ĂȘtre sur les sentiers.
Avant de vous lancer dans une randonnĂ©e – en particulier pour des longues distances ou des randos sur plusieurs jours – prenez le temps de calculer votre vitesse de marche moyenne et utilisez ces informations pour estimer combien d’heures vous prĂ©voyez de passer sur les sentiers.
Cela vous permettra d’avoir une idĂ©e plus prĂ©cise de la quantitĂ© d’eau dont vous aurez besoin pour votre aventure.
12 – Comment transporter de l’eau ?
L’activitĂ© que vous pratiquez dĂ©terminera probablement l’endroit exact oĂč vous rangerez votre eau, mais l’essentiel est de l’avoir Ă portĂ©e de main.
Pour des sports tels que la randonnĂ©e, le trekking et le VTT, un sac avec une poche d’hydratation est une excellente option.
Si vous prĂ©fĂ©rez utiliser une bouteille, placez-la quelque part oĂč elle est facilement accessible, comme une poche en filet sur le cĂŽtĂ© de nombreux sacs Ă dos.
Pour la course sur sentier, envisagez une bouteille d’eau Ă tenir Ă la main, une ceinture ou un gilet d’hydratation.
Il existe Ă©galement des systĂšmes qui permettent d’utiliser des bouteilles d’eau comme des poches Ă eau (c’est un bouchon adaptateur avec tube et pipette).
Il est important de choisir une option qui convient le mieux à votre activité et à vos préférences personnelles.
Quoi qu’il en soit, assurez-vous d’avoir un accĂšs facile Ă votre eau afin de pouvoir vous hydrater rĂ©guliĂšrement pendant vos aventures en plein air.

Conclusion
En conclusion, la bonne réponse est « ça dépend ».
Si je devais absolument vous donner un chiffre, je dirai « 1,5 litre d’eau par jour et par personne », Ă moduler en fonction de tout ce dont j’ai parlĂ© dans cet article.
N’oubliez pas que l’eau est essentielle Ă notre corps, et que la dĂ©shydratation peut avoir des consĂ©quences sĂ©rieuses sur vos performances, votre bien-ĂȘtre et votre santĂ©.
Que ce soit lors d’une randonnĂ©e en montagne, d’une balade en forĂȘt ou d’une traversĂ©e dans le dĂ©sert, il est donc primordial de boire suffisamment d’eau pour rester en forme et profiter pleinement de votre expĂ©rience.
Pensez Ă prĂ©voir une gourde ou une poche d’hydratation adaptĂ©e, Ă vous approvisionner aux sources d’eau disponibles sur votre parcours, et Ă vous habiller de maniĂšre appropriĂ©e pour Ă©viter la sur-transpiration.
Ăcoutez votre corps, respectez vos besoins en matiĂšre d’hydratation et adaptez votre consommation d’eau en fonction des conditions mĂ©tĂ©orologiques et du niveau d’effort physique.
Rappelez-vous que rester hydraté est une clé essentielle pour une randonnée réussie et agréable.
Enfin, rappelez-vous Ă©galement que l’eau consommĂ©e et l’eau Ă emporter sont deux choses distinctes.
En conclusion ? Buvez de l’eau !




