Randonnée : combien de km par jour peut-on marcher ?

de Sven
Publié le : DerniÚre mise à jour le

C’est une vraie question Ă  laquelle tous les marcheurs, dĂ©butants ou experts, ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© confrontĂ©s.

« Combien de bornes vais-je pouvoir faire aujourd’hui ?… »

Parfois, on se pose la question car on souhaite ĂȘtre rentrĂ© avant la nuit. Parfois, on se la pose afin de pouvoir calculer un itinĂ©raire sur plusieurs jours (ou semaines). Ou par curiositĂ©. Ou challenge.

Peu importe la raison finalement… ce que vous attendez de moi, c’est une rĂ©ponse !

Et bien… disons qu’une moyenne de 15-30 kilomĂštres, avec une fourchette de 10 Ă  45km n’est pas dĂ©connant.

« Ça fait une sacrĂ©e fourchette », allez-vous me dire.

Oui ! En effet…

Selon que vous randonnez Ă  la journĂ©e, en plein Ă©tĂ©, au bord d’un canal, avec juste une bouteille d’eau Ă  la main… ou que vous randonnez plusieurs jours en hiver, en montagne, et en autonomie : ça ne va pas donner le mĂȘme rĂ©sultat !

Le nombre de kilomĂštres que vous allez ĂȘtre capable de faire en une journĂ©e dĂ©pend donc de nombreux paramĂštres (et astuces) dont je vais Ă  prĂ©sent parler :

  1. Votre Ă©tat d’esprit
  2. Votre forme physique et votre moral
  3. L’environnement
  4. Votre sac Ă  dos
  5. La durée de votre randonnée
  6. Le nombre d’heures de marche par jour

… et en toute fin d’article, je vous donne quelques retours d’expĂ©rience et du trĂšs concrets sur des randonnĂ©es que j’ai pu rĂ©aliser.

ParamĂštre N°1 : Quel est votre Ă©tat d’esprit ?

Nous n’abordons pas tous la marche Ă  pied de la mĂȘme maniĂšre.

L’envie de se dĂ©passer !…

Pour certains d’entre nous, l’objectif est de se dĂ©passer, de relever un challenge (personnel ou non), de voir jusqu’oĂč le corps peut suivre le mental, d’avaler le plus de kilomĂštres possibles en une seule journĂ©e.

Je pense Ă  l’aventurier Mike Horn qui a traversĂ© l’Antarctique en autonomie, Ă  pied et en ski de fond : 5100 kilomĂštres en 57 jours, soit une moyenne de prĂšs de 90km par jour !…

Une seule volontĂ© : se dĂ©passer et rĂ©aliser un exploit physique, qui relĂšve quasiment de l’impossible.

Dans un autre style, je pense Ă©galement au « baladin poĂšte » qu’est Sylvain Tesson, qui avale des 60km en une journĂ©e, dans des conditions mĂ©tĂ©orologiques difficiles.

L’Ă©tat d’esprit est trĂšs loin de celui de Mike Horn, mais le rĂ©sultat est le mĂȘme : marcher, quoi qu’il en coĂ»te, sans s’arrĂȘter, jusqu’Ă  atteindre l’objectif fixĂ©.

… ou simplement l’envie de profiter ?

Pour la majoritĂ© d’entre nous, on va plus raisonnablement se fixer l’objectif de profiter de la marche Ă  pied, de voir des paysages, de faire du sport, d’ĂȘtre entre amis, de se dĂ©gourdir dans la verte, voire de concilier randonnĂ©e et pĂȘche Ă  pied, ou encore randonnĂ©e et cueillette sauvage…

Et cette philosophie Ă  la cool, c’est Ă©galement trĂšs bien ! 😉

Comme disait Philippe Pollet-Villard : « Dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les dĂ©tours surtout. »

ParamÚtre N°2 : Votre condition physique et psychologique !

La randonnĂ©e, c’est un sport.

Et comme pour tous les sports, votre condition physique du moment sera déterminante.

A titre personnel, si j’attaque une randonnĂ©e fatiguĂ© et pas ou peu entraĂźnĂ©, je suis certain de commencer Ă  souffrir aprĂšs les 20 premiers kilomĂštres.

A l’inverse, quand j’ai passĂ© une bonne nuit et que je suis physiquement ciselĂ©, je ne vais commencer Ă  ressentir les premiĂšres fatigues qu’autour des 30km.

On a déjà un peu évoqué le sujet de la psychologie, mais je souhaite revenir dessus avec un exemple concret.

J’Ă©tais parti avec des amis pour une randonnĂ©e de 3 jours dans un environnement vallonnĂ© et boisĂ©. Il faisait beau, j’Ă©tais en forme, physiquement et psychologiquement… et c’est d’ailleurs peut-ĂȘtre ça qui m’a trahi.

En effet, on est partis pleine bourre dÚs le premier jour et avons allÚgrement dépassés les 37km de marche.

Le soir, la fatigue Ă©tait Ă©videmment prĂ©sente et aprĂšs un dĂźner autour d’un feu de camp, on est rapidement allĂ©s sous le tarp pour passer la nuit.

Sauf que le lieu du bivouac n’Ă©tait finalement pas idĂ©al : on l’avait choisi trop vite, avec l’envie pressante d’enfin se poser. Battu par le vent, le tarp mal tendu (toujours Ă  cause de la prĂ©cipitation de l’installation) a claquĂ© une grande partie de la nuit…

En bref, nous nous sommes rĂ©veillĂ©s Ă©puisĂ©s sous une mĂ©tĂ©o pluvieuse, le moral en berne. Et la randonnĂ©e n’aura finalement durĂ© que 2 jours sur les 3 prĂ©vus…

La morale de cette histoire ? Soignez votre condition physique et votre moral, particuliÚrement sur les randonnées de plusieurs jours.

ParamĂštre N°3 : L’environnement dans lequel on fait sa randonnĂ©e

Ça peut paraĂźtre Ă©vident, mais je lis et entends encore trop souvent des comparaisons de nombre de kilomĂštres parcourus en une journĂ©e, sans prendre en compte l’environnement.

J’entends par lĂ  le dĂ©nivelĂ©, la mĂ©tĂ©o, la saison ou encore le type de terrain.

L’impact du dĂ©nivelĂ© sur le nombre de km / jour

DĂ©jĂ , qu’est-ce que le dĂ©nivelĂ© ?

Tout simple : il s’agit de la diffĂ©rence d’altitude entre deux points donnĂ©s.

Par exemple, si vous souhaitez gravir à pied le Mont Blanc par la voie du Goûter, vous aurez 17km à marcher.

C’est peu.

Mais ça sera également 2550 m de dénivelés.

Ça commence à faire.

En montagne et sur de nombreux circuits de randonnĂ©e, on parle donc de dĂ©nivelĂ©s plutĂŽt de kilomĂštres parcourus (Ă©galement de « kilomĂštres-effort« ). Et mĂȘme hors montagne, c’est un point Ă  prendre en compte.

Je me rappelle d’une randonnĂ©e de trois jours en Suisse Normande, qui tire son nom de ses paysages trĂšs vallonnĂ©s : malgrĂ© des « sommets » qui ne faisaient que 300m, je peux vous assurer que le dĂ©nivelĂ© Ă©tait bien prĂ©sent !

Or, lorsque j’avais prĂ©parĂ© cette randonnĂ©e, j’avais tablĂ© sur un 25-26 bornes par jour. J’ai tenu le rythme, mais mes mollets s’en souviennent encore.

L’idĂ©al, au vu du dĂ©nivelĂ©, aurait Ă©tĂ© de tabler sur du 20-22 kilomĂštres par jour.

Note : contrairement Ă  ce qu’on peut intuitivement imaginer, une forte descente est quasiment aussi difficile Ă  randonner qu’une forte cĂŽte.

Le top ? La petite descente… celle qui nous pousse en avant. 😅

L’impact du terrain

On vient de l’Ă©voquer avec notre histoire de dĂ©nivelĂ©s, mais ça n’est pas que ça le terrain / la topologie !

Si vous dĂ©cidez de randonner sur un GR (chemin de grande randonnĂ©e) ou si vous prĂ©fĂ©rez partir Ă  travers champs et bois… votre rythme de marche en sera directement affectĂ©.

Je vous assure que lorsque vous devez vous frayer un chemin Ă  coup de bĂąton dans une ronceraie, ou que vous dĂ©cidez de traverser Ă  pied une petite riviĂšre (ou une anse Ă  marĂ©e basse), vous n’allez pas tenir vos 3-5km/h !

Et encore une fois : ça n’est pas grave.

Car promis, ça vaut le coup et vous aurez de chouettes souvenirs…

Ok… lĂ , on abuse un peu. Mais vous avez l’idĂ©e, non ? 😜

L’impact de la saison et de la mĂ©tĂ©o

On dit souvent que la rando est un sport des beaux jours.

Oui… mais non.

J’ai de superbes souvenirs de randonnĂ©es sous la flotte et en hiver.

Par contre, cela impose Ă©videmment de s’Ă©quiper diffĂ©remment (gĂ©nĂ©ralement plus « lourdement »), de prĂ©voir plus de temps pour l’installation du bivouac, de se caler avec les horaires raccourcis du jour / soleil (si on veut installer le bivouac avant la nuit), etc, etc.

Le froid puise Ă©galement plus dans vos rĂ©serves d’Ă©nergie (et donc pĂšse indirectement plus sur votre moral).

En gĂ©nĂ©ral, je prĂ©vois donc de faire moins de kilomĂštres sous la pluie ou dans le froid, qu’en plein Ă©tĂ© ou Ă  la belle saison.

Note : de la mĂȘme maniĂšre, faire des randos quand il fait trĂšs (trop) chaud et / ou moite peut rapidement vous Ă©puiser…

Bivouac ou refuge / gĂźte pour la nuit ?

Vous allez me dire que ça n’a pas de lien direct avec l’environnement ou le terrain…

Si vous dormez en refuge ou en gĂźte, j’avoue.

Mais si vous dormez en bivouac : oh que oui, c’est directement liĂ© Ă  votre environnement !

Toute personne qui a dormi Ă  la belle Ă©toile a dĂ©jĂ  passĂ© des nuits Ă©pouvantables, oĂč tu te rĂ©veilles Ă  4-5h du mat’, transi par le froid… et oĂč tu finis par te rendormir quand les premiers rayons du soleil rĂ©chauffent un peu l’air.

Une nuit.

Deux nuits.

Trois nuits.

A la quatriÚme journée de randonnée-bivouac, je vous promets que votre rythme de marche sera affecté.

Maintenant, je vous rassure : les meilleurs souvenirs sont Ă©galement gĂ©nĂ©ralement liĂ©s aux bivouacs et on peut passer de superbes nuits (mĂȘme si on ne dort pas toujours du meilleur sommeil).

Cela me fait penser Ă  cette fois oĂč je dormais en hamac dans une forĂȘt « mythique », lors d’une nuit trĂšs (trĂšs) ventĂ©e : le bruit des rafales dans les branches et le sentiment d’ĂȘtre bercĂ© par d’anciens dieux paganistes. Le pied total.

ParamĂštre N°4 : Le sac Ă  dos !…

Votre plus proche ami lors d’une randonnĂ©e ?

Votre sac Ă  dos bien entendu !

Mais faites gaffe Ă  ce qu’il ne devienne pas Ă©galement votre pire ennemi… 😉

J’ai croisĂ© Ă©normĂ©ment de nouveaux randonneurs qui, poussĂ©s par la peur de « manquer », chargeaient leur sac avec assez d’Ă©quipements pour faire le tour du monde en famille !

Alors qu’ils Ă©taient seuls et qu’ils partaient pour une semaine.

Du coup, ils se trimballaient de grands sacs Ă  dos de 80 litres qui faisaient de 15 Ă  25 kilos.

Je peux vous assurer qu’Ă  partir de quelques heures de marche, chaque kilomĂštre comptait double ou triple… et que ça avait un impact direct sur leur rythme de marche, et donc sur le nombre de kilomĂštres qu’ils pouvaient faire en une journĂ©e.

Il est donc indispensable de ne prendre avec vous que le strict minimum.

Pour cela, je vous conseille de limiter la taille de votre sac à dos (moins vous avez de place et plus vous serez obligé de sélectionner), de peser toutes vos affaires et plus largement de vous intéresser à la « marche ultra-légÚre » (MUL).

Pour vous donner une idée, avec un sac à dos de 12-16 kilos, on estime le rythme de marche autour de 3.5km/h (hors pauses).

Sans sac (ou avec un p’tit sac de moins de 3 kilos, pour la rando Ă  la journĂ©e), on pourra plutĂŽt tabler sur du 4.5-5km/h.

ParamÚtre N°5 : La durée de la randonnée

Vous noterez que ce paramĂštre, Ă  savoir combien de temps va durer votre marche Ă  pied, a un impact direct sur la taille et le contenu de votre sac Ă  dos (paramĂštre N°4)… mais Ă©galement sur votre environnement (paramĂštre N°3 ; plus une marche dure, et plus vous avez de chance que la mĂ©tĂ©o change) ou encore sur votre condition physique et psychologique (paramĂštre N°2).

Autrement dit, chaque paramĂštre que j’Ă©voque dans cet article ne sont pas distincts mais sont intimement liĂ©s les uns aux autres.

Bref !…

La durĂ©e de la randonnĂ©e est un paramĂštre qui va avoir un Ă©norme impact sur le nombre de kilomĂštres que vous allez ĂȘtre capable de marcher en une journĂ©e.

Si vous partez en randonnĂ©e Ă  la journĂ©e, vous savez que le soir vous attendent une douche chaude et un bon lit douillet… vous n’aurez aucun souci pour forcer le pas, d’autant que vous n’aurez pas de sac Ă  dos.

Dans ces conditions, je peux atteindre personnellement un 40km.

Si vous partez en randonnĂ©e sur 3-4 jours, avec tout votre bardas de bivouac dans le sac, votre nourriture pour ĂȘtre en autonomie… alors, on quitte la logique de sprint pour ĂȘtre dans une logique de marathon.

Dans ces conditions, j’essaie de ne pas dĂ©passer les 20-28km / jour (en fonction du terrain).

ParamĂštre N°6 : Combien d’heure de marche par jour ?

Assez logiquement, lorsqu’on parle de nombre de kilomĂštres que l’on peut parcourir en une journĂ©e, il y a deux variables :

  • La vitesse Ă  laquelle vous marchez (qui dĂ©pend, encore une fois, de l’environnement, de votre Ă©tat d’esprit, du poids de votre sac Ă  dos, de votre condition physique, etc.)
  • La durĂ©e durant laquelle vous allez marcher

Et oui !..

Une personne qui marchera Ă  5km/h durant 5 heures fera finalement moins de kilomĂštres qu’une autre qui fera du 3km/h durant 10 heures.

Or, il n’y a pas de rĂšgle en la matiĂšre.

Je connais des randonneurs qui aiment marcher le matin et, l’aprĂšs-midi, visiter des lieux (ou glander, pĂȘcher, bushcrafter, etc.).

Cette maniĂšre de faire permet Ă©videmment de forcer le pas… mais limitera quoi qu’il en soit le nombre de bornes que vous pourrez faire en une journĂ©e.

A l’inverse, d’autres aiment faire des journĂ©es de 8-10 heures de marche, Ă  plus faible allure.

Un petit tableau pour vous donner une idĂ©e…

VitesseHeures de marcheKm / jour
2 km/h 48
3 km/h412
4 km/h 416
5 km/h420
2 km/h 612
3 km/h618
4 km/h 624
5 km/h630
2 km/h 816
3 km/h824
4 km/h 832
5 km/h840
2 km/h 1020
3 km/h1030
4 km/h 1040
5 km/h1050

Bon… au final : Combien de kilomĂštres par jour peut-on faire en marche Ă  pied ?

On a pu le voir dans cet article, la bonne réponse dépend de trÚs nombreux paramÚtres.

Pour autant, je vais vous livrer ici une formule personnelle qui permet de se donner une idée générale, qui est inspirée de la rÚgle de Naismith (un alpiniste renommé) et du « kilomÚtre-effort » :

Comptez 1 heure pour chaque 4,5 km, à laquelle vous ajoutez 1 heure pour chaque 900m de dénivelés (positifs et négatifs).

Par exemple, si vous souhaitez faire une randonnée de 25km sur des sentiers qui totalisent 450m de dénivelés, cela nous donne : 25/4.5 + 450/900 = 5h30.

Ajoutez à cela les pauses (dont le déjeuner) et on arrive généralement sur une journée « classique » de 7h.

Comment augmenter son nombre de kilomÚtres / jour en randonnée ?

Encore une fois, selon moi, faire plus de kilomĂštres par jour ne doit pas nĂ©cessairement ĂȘtre un objectif en soi.

Je suis plutĂŽt de l’Ă©cole de la randonnĂ©e plaisir et mes « meilleures » randonnĂ©es ne sont pas celles oĂč j’ai parcouru le plus de bornes.

Pour autant, vous pouvez peut-ĂȘtre ĂȘtre tentĂ©s pour amĂ©liorer vos performances.

Voici donc 8 astuces pour y parvenir :

  1. PrĂ©parez-vous physiquement : comme pour tous les sports, la rĂ©currence est la clĂ© de la rĂ©ussite. Donc : marchez, marchez, marchez… au quotidien et en sortie rando.
  2. Marchez léger : Limitez le poids de votre sac à dos.
  3. Portez de bonnes chaussures : Une ampoule et c’est le dĂ©but de la galĂšre…
  4. Prenez soin de vous : bain de pied dans de l’eau froide, massage de la voĂ»te plantaire, rechanges de chaussettes propres et sĂšches… sur des randonnĂ©es de plusieurs jours, c’est obligatoire.
  5. GĂ©rez votre cadence : Ne partez pas pleine balle pour ĂȘtre sĂ©chĂ© au bout de 10 kilomĂštres. Rien ne sert de courir : partez Ă  point !
  6. RĂ©glez correctement votre sac Ă  dos : une erreur frĂ©quente est de ne pas correctement remplir son sac Ă  dos et de mal le porter. Ça fait vite des dĂ©gĂąts.
  7. Faites des pauses et rechargez les batteries : Profitez des breaks pour manger un bout et boire de l’eau. « Sac vide ne tient pas debout » me disait mon pĂšre !
  8. Utilisez des bĂątons de trekking (ou un bout de bois !) : Je ne suis pas fan personnellement, mais je connais pas mal de randonneurs qui ne pourraient pas s’en passer. Ils aident particuliĂšrement dans les cĂŽtes et les descentes.

Quelques exemples concrets…

GR34 : decrescendo !

Ma premiÚre randonnée sur plusieurs jours a été faite sur le GR34 (Bretagne).

J’Ă©tais avec trois amis. Nous dormions Ă  la belle Ă©toile, sous tarp. Nous Ă©tions en autonomie. Bonne condition physique, mais aucune expĂ©rience.

Contrairement Ă  ce qu’on peut imaginer, c’est un sentier qui propose de rĂ©elles « difficultĂ©s » : du dĂ©nivelĂ©, de la marche dans le sable mou et les dunes, et une exposition aux vents et au soleil non-stop.

Le premier jour, nous avons marché 28 kilomÚtres (probablement du 30-35 en correspondance « kilomÚtre effort »). Le second, 24 kilomÚtres. Le troisiÚme et dernier jour, 19 kilomÚtres.

On remarque que les distances s’amoindrissent chaque jour : on est partis un peu trop fort et un de mes amis, qui Ă©trennait de nouvelles chaussures, a eu de belles ampoules qui le ralentissait trĂšs fortement.

Mais quels souvenirs !… Magique.

Bref, sur ces trois jours, on a eu une moyenne de 23.50 km par jour. Un peu moins de 3.5km/h.

Canal de Nantes Ă  Brest : L’expĂ©rience.

Beaucoup plus rĂ©cemment, on a dĂ©cidĂ© de se faire une micro-aventure d’un week-end, avec un pote. On s’est rejoint du cĂŽtĂ© de Blain et avons fait cap vers Redon, en suivant le canal.

Environ 44 km.

Qui dit canal dit qu’il y a zĂ©ro dĂ©nivelĂ©. Comme souvent, en autonomie et bivouac Ă  la belle Ă©toile.

Nous sommes partis le vendredi soir, avons marché le samedi et sommes arrivés le dimanche fin de matinée.

Nous avons donc marché trÚs tranquillement 10-12 heures, soit une moyenne de 4km/h (pauses comprises).

En conclusion ?

La randonnĂ©e, c’est avant tout du plaisir.

Peu importe les miles parcours : vive l’expĂ©rience de l’outdoor ! 😜

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