Comment l’autonomie m’a obligé à repenser mon temps

de Sven
Organisation des cinq temps de la vie autour d’une horloge, entre travail, autonomie et essentiel

Instagram permet de récolter ses légumes au coucher du soleil. YouTube permet de restaurer une maison en pierre en vingt minutes, avec une petite musique acoustique et juste assez de poussière sur le visage pour que l’ensemble demeure authentique.

Dans la vraie vie, c’est généralement un peu plus long.

Il faut semer, arroser, désherber, réparer, entretenir, ranger, recommencer et parfois constater que plusieurs semaines de travail ont principalement permis de nourrir les limaces.

Il existe surtout une différence assez peu visible entre ceux qui montrent cette autonomie et ceux qui essaient simplement de la pratiquer. Pour certains créateurs de contenu, cultiver, construire, élever ou transformer fait partie du travail. Une journée passée au potager peut également produire une vidéo, des publications, des partenariats et donc des revenus.

Pour la plupart d’entre nous, ce travail commence précisément lorsque le travail est terminé.

Je ne suis ni youtubeur ni instagrameur. Mes semis ne paient pas mes factures et mes abeilles se montrent encore assez peu sensibles aux exigences de rentabilité. Il faut donc gagner sa vie, puis trouver le temps de s’occuper de tout ce qui doit permettre, progressivement, de devenir un peu plus autonome.

Plus j’avance dans cette direction, plus je découvre une vérité assez simple : l’autonomie ne supprime pas le travail. Elle nous rend une partie du travail que nous avions pris l’habitude de confier à d’autres.

Encore faut-il parvenir à lui faire une place.

Les plus bienveillants diront que je suis organisé et introspectif. Les autres parleront probablement d’un maniaque du classement existentiel. 😅

Toujours est-il que les catégories habituelles ne me suffisaient plus. Entre le travail et les loisirs se trouvait désormais une masse considérable d’activités nécessaires, parfois pénibles, souvent satisfaisantes, mais difficiles à nommer.

Pour comprendre où passaient mes journées et éviter que ma recherche d’autonomie ne finisse par occuper toute ma vie, j’ai donc commencé à découper mon temps autrement.

L’autonomie que l’on regarde et celle que l’on pratique

L’autonomie en vingt minutes sur YouTube

Les réseaux sociaux montrent très bien le résultat. Les tomates sont mûres, les pots de miel sont alignés, le bois est parfaitement rangé et le poulailler semble avoir été construit entre le café du matin et l’apéritif.

Le format laisse simplement moins de place à tout ce qui précède : les recherches, les achats, les erreurs, les outils inadaptés, les semis ratés, les réparations improvisées et les heures passées à ranger ce qui avait été sorti pour gagner vingt minutes.

Les réseaux ne mentent pas nécessairement. Ils condensent. Une saison de jardinage devient six photographies. Plusieurs mois de rénovation deviennent une vidéo. Une récolte réussie fait oublier les cultures qui n’ont rien donné.

Ils montrent volontiers ce que produit l’autonomie. Ils montrent beaucoup moins tout ce qu’elle réclame.

Quand l’autonomie fait partie du métier

Il ne s’agit pas de reprocher aux créateurs de contenu de gagner leur vie. Produire une bonne vidéo représente également du travail. Il faut filmer, écrire, monter, publier et entretenir une audience.

Mais l’équation n’est pas la même. Chez eux, une journée consacrée au jardin, à l’atelier ou aux animaux peut aussi alimenter leur activité professionnelle. Le projet et son récit participent tous les deux à leurs revenus.

Chez la plupart d’entre nous, ces mêmes activités doivent trouver leur place autour d’un métier qui n’a rien à voir. Elles occupent les soirées, les week-ends, les congés et tous les petits morceaux de journée que l’on croyait encore disponibles.

Les créateurs de contenu peuvent intégrer l’autonomie à leur travail. Les autres doivent apprendre à l’intégrer à leur vie.

Le travail invisible derrière le résultat

À mesure que l’on avance, les tâches ne se contentent pas de s’additionner. Elles reviennent. Un potager doit être préparé chaque année. Une ruche demande une surveillance régulière. Une maison, un véhicule ou un outil ne reste jamais définitivement entretenu.

Il faut aussi apprendre. La première réalisation est rarement la plus rapide et il arrive qu’une journée entière serve surtout à découvrir comment il aurait fallu s’y prendre.

C’est une réalité importante lorsque l’on aborde les premières étapes vers davantage d’autonomie. Chaque nouveau savoir-faire augmente nos possibilités, mais il réclame d’abord du temps, de l’attention et souvent quelques erreurs.

Récolte de légumes du potager, résultat visible du travail consacré à l’autonomie

Travailler davantage, mais travailler autrement

Reprendre le travail que nous avions délégué

Acheter un produit, ce n’est pas seulement payer sa matière première. C’est aussi acheter le temps, les compétences, les outils, les machines et l’organisation de toutes les personnes qui ont participé à sa fabrication.

Lorsque je choisis de produire, transformer ou réparer moi-même, je récupère une partie de cette maîtrise. Je récupère également le travail qui va avec.

Le potager ne livre pas ses légumes lavés sur le pas de la porte. Le bois ne se coupe ni ne se range tout seul. Une réparation maison demande parfois plus de temps que le remplacement pur et simple de l’objet. Pourtant, fabriquer et réparer plutôt que racheter reste un véritable pilier de l’autonomie.

L’autonomie ne fait pas disparaître le travail. Elle nous rend une partie du travail que nous avions confié à d’autres.

Ce n’est pourtant pas tout à fait le même travail

Une journée passée à jardiner, bricoler, cuisiner ou entretenir un terrain peut être physiquement épuisante. Elle peut comporter des gestes répétitifs, des imprévus et quelques jurons parfaitement justifiés (oh si !…).

Pourtant, elle n’est pas toujours vécue comme une journée de travail classique. Le résultat est souvent concret, visible et directement utile. On comprend ce que l’on fait, pourquoi on le fait et à qui cela servira.

Cette satisfaction ne transforme pas magiquement l’effort en loisir. Elle explique simplement pourquoi il est possible de terminer une journée fourbu avec l’impression étrange d’avoir travaillé sans avoir vraiment « travaillé ».

Ce n’est pas parce qu’une activité est satisfaisante qu’elle ne constitue pas du travail.

Le risque de la seconde journée

Le piège apparaît lorsque ce travail différent vient systématiquement s’ajouter au travail rémunéré. On termine une journée de taf’, puis on passe aux semis. On ferme l’ordinateur, puis on répare une clôture. On consacre le week-end aux travaux que la semaine n’a pas permis de faire.

Au début, chaque projet est choisi. Avec le temps, les projets produisent leurs propres obligations. Tout ce que l’on possède, cultive, construit ou élève réclame ensuite de l’entretien.

On cherche l’autonomie pour devenir plus libre, puis on découvre que tout ce que l’on possède réclame du temps.

Travaux de rénovation illustrant le temps et l’énergie nécessaires pour faire soi-même

Le problème n’était pas mon emploi du temps, mais mes catégories

Pourquoi « travail » et « loisirs » ne suffisent plus

Pendant longtemps, j’ai raisonné avec un découpage très simple. Il y avait le travail, puis le reste. Éventuellement, dans le reste, on pouvait distinguer les obligations et les loisirs.

Ce classement devient rapidement bancal lorsque l’on essaie de gagner en autonomie. Le jardinage peut être agréable sans être un loisir. La cuisine peut être créative ou purement fonctionnelle. Le sport entretient le corps. Réparer une pompe ou ranger un atelier produit quelque chose sans générer le moindre euro.

Une journée peut donc être pleine, productive et fatigante tout en donnant l’impression que le « vrai » travail n’a pas avancé. À l’inverse, une semaine excellente sur le plan professionnel peut laisser la maison, le jardin et tout le reste dans un état assez proche de l’abandon administratif.

Je mettais dans la même case des activités qui n’avaient ni la même fonction, ni la même valeur, ni le même coût mental.

Les mauvaises cases produisent de mauvaises décisions

Si toutes les activités non rémunérées sont assimilées à du temps libre, on finit par se reprocher de ne jamais en faire assez. On peut avoir entretenu la maison, préparé les repas, travaillé au jardin et réparé deux outils, puis regarder sa journée comme si elle avait mystérieusement disparu.

Le mouvement inverse existe également. À force de valoriser ce qui est concret et utile, il devient facile de considérer le repos, une discussion, un film ou quelques heures parfaitement improductives comme du temps perdu.

C’est généralement à ce moment que le « Socle » commence à être sacrifié et que « l’Essentiel » est repoussé à une période plus calme qui, évidemment, n’arrive jamais.

Réparation d’une installation électrique parmi les nombreuses tâches utiles du quotidien

Les cinq temps de ma vie

J’ai donc construit une grille personnelle.

Ce n’est ni une méthode scientifique ni un système universel.

C’est simplement la tentative d’un maniaque du classement existentiel pour comprendre ce que ses journées sont réellement en train de produire.

Le Socle : ce qui permet de tenir debout

Le Socle regroupe le sommeil, l’alimentation, l’hygiène, la récupération biologique et la santé de base.

Ce temps ne semble ni productif ni particulièrement glorieux. Il ne fait pas avancer les travaux et ne rapporte rien. Il rend simplement tout le reste possible.

C’est pourtant la variable d’ajustement la plus tentante. Lorsque les journées débordent, on dort un peu moins, on mange plus vite et on repousse la récupération. À court terme, cela libère quelques heures. À moyen terme, cela détériore toutes celles qui restent.

Le Socle ne fait pas avancer les projets. Il permet à celui qui les porte de continuer à fonctionner.

Le Travail : ce qui finance la vie

Le Travail regroupe simplement tout ce qui permet de gagner sa vie, avec les tâches et les responsabilités qui accompagnent cette activité.

J’ai cependant la chance d’exercer ce que l’on appelle un travail de col blanc. Il peut consommer beaucoup d’attention et d’énergie mentale, mais il me laisse généralement encore un peu de capital physique lorsque la journée se termine.

L’équation n’est évidemment pas la même pour un maçon (pour seul exemple) qui a déjà passé sa journée à porter, manipuler des outils et travailler avec son corps. À l’heure où je peux encore envisager quelques travaux, une séance de sport ou une corvée au jardin, son énergie physique a probablement déjà été largement entamée.

La fonction du Travail est assez claire : transformer du temps, des compétences et de l’énergie en argent.

La recherche d’autonomie ne le fait pas disparaître. Elle a même souvent besoin de lui. Les terres, les bâtiments, les matériaux, les outils et les équipements doivent être financés avant de pouvoir contribuer à une quelconque indépendance.

Le paradoxe est évident. Le Travail finance l’autonomie, mais plus il occupe de temps, moins il en reste pour la pratiquer.

L’Utile : ce qui maintient et renforce le réel

L’Utile contient l’entretien de la maison, le jardin, les semis, les ruches, la pêche, le bricolage, les réparations, les travaux, l’administratif nécessaire, le sport, la cuisine structurée, le rangement et la maintenance des outils, des véhicules et des systèmes.

Sa fonction est de lutter contre l’entropie et d’augmenter progressivement l’autonomie. Il maintient ce qui existe et construit ce qui manque.

C’est aussi une catégorie ambiguë. Elle peut être satisfaisante, pénible, physique, répétitive ou même agréable selon les jours. Elle n’est ni du Travail, puisqu’elle ne produit pas directement de revenus, ni du loisir, puisqu’une bonne partie doit simplement être faite.

Elle contient une large part des compétences nécessaires pour gagner en autonomie. C’est donc naturellement celle qui grandit le plus lorsque l’on avance dans cette direction.

L’Utile maintient le réel, mais le réel possède une imagination remarquable lorsqu’il s’agit de trouver de nouvelles choses à entretenir.

Matériel d’apiculture et cadres de ruche préparés pour le travail autour du miel

L’Essentiel : ce qui donne une raison de faire le reste

L’Essentiel rassemble l’amour, l’amitié, le couple, la famille choisie, la lecture, les films, les jeux vidéo, la culture, la contemplation, la beauté, les voyages, les discussions profondes et tous les plaisirs non rentables.

Il ne faut pas le confondre avec le repos. Une relation, un voyage ou une discussion importante peuvent coûter beaucoup d’énergie. Ils restent essentiels parce qu’ils nourrissent ce pour quoi le reste existe.

Cette catégorie est facile à repousser parce qu’elle ne présente pas toujours d’urgence visible. Une toiture qui fuit se rappelle à notre bon souvenir. Un livre que l’on ne lit pas reste beaucoup plus discret.

Une autonomie qui élimine l’Essentiel finit par perdre sa raison d’être.

Moment de repos dans un hamac face à la nature pour préserver l’Essentiel

La Praxis : le temps consacré au pilotage

La Praxis est le moment où je prends du recul sur les quatre autres catégories. Elle sert à faire le bilan, arbitrer entre les projets, choisir les priorités, protéger ce qui doit l’être et supprimer ce qui prend trop de place.

Juste une heure ou deux par semaine, avec un café et la nature comme paysage contemplatif.

Ce n’est pas du Travail, même si certaines décisions le concernent. Ce n’est pas non plus de l’Utile au sens habituel. C’est le temps pendant lequel je décide consciemment de la direction générale au lieu de répondre à la prochaine urgence disponible.

Sans Praxis, le Travail, l’Utile et les contraintes quotidiennes se développent par inertie. Le Socle absorbe les dépassements et l’Essentiel récupère ce qui reste, c’est-à-dire assez peu.

La Praxis ne produit rien de visible. Elle évite simplement de produire beaucoup de choses dont je ne voulais pas vraiment.

L’Utile est infini, contrairement à mon temps

Une maison n’est jamais définitivement terminée. Un jardin peut toujours être agrandi. Une nouvelle production peut toujours être ajoutée. Chaque outil rend possible un nouveau projet et chaque nouveau système apporte sa propre maintenance.

Les saisons compliquent encore l’exercice. Certaines tâches ne peuvent pas attendre que l’emploi du temps se libère. Les semis, les récoltes, les visites de ruches ou la préparation de l’hiver suivent leur propre calendrier. C’est notamment ce qui rend les chantiers d’autonomie à mener en hiver intéressants : les périodes plus calmes peuvent servir à préparer celles qui ne le seront pas.

Le danger n’est donc pas seulement de manquer de temps. C’est de créer continuellement de nouvelles choses qui en réclameront.

Choisir son degré d’autonomie

L’autonomie totale me semble aussi irréaliste que peu souhaitable.

Il faudrait produire sa nourriture, son énergie, ses outils, ses vêtements, ses médicaments et probablement les vis utilisées pour fabriquer l’étagère destinée à ranger le matériel nécessaire à la fabrication des autres vis.

Le véritable choix porte sur le degré d’autonomie recherché. Certaines activités méritent d’être reprises en charge. D’autres peuvent être achetées, échangées, mutualisées ou déléguées.

Renoncer à une production n’est pas nécessairement un échec.

Le bon niveau dépend du temps disponible, du terrain, de la santé, des compétences et surtout de ce que l’on souhaite réellement faire de sa vie.

Être autonome ne signifie pas tout faire soi-même. Cela consiste aussi à choisir consciemment ce que l’on reprend à sa charge.

Cette distinction évite de transformer l’autonomie en compétition. Un projet n’est pas plus vertueux parce qu’il est plus vaste, plus pénible ou plus chronophage. Il doit augmenter la liberté réelle, pas seulement remplir l’agenda.

Arbre tombé après une tempête, exemple de travail imprévu pour entretenir le réel

La Praxis pour ne pas subir son autonomie

Une heure pour arbitrer le reste de la semaine

La Praxis n’a pas besoin de devenir une cérémonie complexe avec quinze tableaux, trois applications et une retraite silencieuse trimestrielle.

Une heure par semaine peut suffire pour regarder les contraintes réelles, les échéances saisonnières et les projets en cours. L’objectif n’est pas de faire entrer davantage de tâches dans le calendrier. Il est de décider lesquelles méritent réellement d’y entrer.

Je peux alors me poser quatre questions :

  1. Qu’est-ce que je dois protéger ?
  2. Qu’est-ce que je dois terminer ?
  3. Qu’est-ce que je peux reporter ?
  4. Qu’est-ce que je devrais simplement abandonner ?

La dernière question est probablement la plus importante.

Un projet abandonné proprement cesse de consommer de l’attention. Un projet vaguement reporté continue d’occuper une petite pièce quelque part dans le cerveau, généralement sans payer de loyer.

Un équilibre nécessairement mobile

Les cinq catégories n’ont pas vocation à occuper exactement vingt pour cent de chaque journée.

Certaines périodes sont dominées par le Travail. Une récolte, des travaux ou une urgence peuvent temporairement agrandir l’Utile. Une fatigue ou un problème de santé doit rendre la priorité au Socle.

L’équilibre ne se mesure donc pas nécessairement à la journée. Il s’observe sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.

La grille sert surtout à rendre les arbitrages visibles. Lorsque je dis que je n’ai pas le temps, elle m’oblige à préciser quelle catégorie en occupe trop et laquelle est en train de payer la différence.

Organiser sans transformer sa vie en tableur

Le risque du classement existentiel est évidemment de consacrer davantage de temps à organiser sa vie qu’à la vivre.

Le modèle doit rester un outil de décision, pas devenir une nouvelle discipline rigide. Il n’a pas besoin de mesurer chaque minute ni de produire un graphique hebdomadaire de la rentabilité d’une soirée entre amis.

Il sert à vérifier que le Socle n’est pas durablement sacrifié, que le Travail remplit sa fonction, que l’Utile ne colonise pas tout et que l’Essentiel conserve une véritable place.

Ensuite, le maniaque du classement existentiel doit parfois accepter de fermer son tableau et d’aller vivre.

Jeunes plants en pots préparés pour organiser les futurs travaux du potager

Devenir plus autonome sans devenir moins libre

Plus j’avance vers l’autonomie, plus je comprends qu’elle ne se résume pas à des savoir-faire, des équipements ou des productions.

Elle demande aussi une organisation capable d’absorber tout ce travail supplémentaire sans détruire ce qu’il devait protéger.

Dormir et manger pour vivre.
Travailler pour financer.
Être utile pour maintenir et construire.
Préserver l’Essentiel pour donner du sens.
Pratiquer la Praxis pour ne pas subir sa vie.

Cette grille ne crée pas du temps. Elle m’aide à voir ce que chaque choix consomme et ce qu’il permet. Elle rappelle surtout que toutes les heures occupées ne remplissent pas la même fonction.

Une autonomie qui détruit le Socle, élimine l’Essentiel et transforme chaque week-end en seconde semaine de travail ne rend pas vraiment plus libre.

L’autonomie ne consiste pas à ne plus dépendre de personne. Elle consiste à choisir les dépendances que l’on accepte, le travail que l’on reprend à sa charge et le temps que l’on refuse de sacrifier.

Cadre de miel sorti d’une ruche, résultat d’un travail régulier inscrit dans le temps

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