Fabriquer et réparer plutôt qu’acheter et racheter : Le DIY, pilier de l’autonomie

de Sven
Publié le : Dernière mise à jour le

Quand on se met en quête d’autonomie, alimentaire ou énergétique par exemple, il faut généralement commencer par s’équiper.

Et ça peut vite coûter cher, du bon équipement.

Un exemple ?

Lorsqu’on se lance dans l’apiculture, difficile de se lancer la fleur au fusil : Vous allez avoir besoin de ruches, d’outils, d’une tenue de protection, de quoi extraire votre miel, etc, etc.

Et l’année suivante, ça sera pareil : il vous faudra potentiellement acheter de nouveaux cadres, remplacer tel ou tel matos cassé ou abîmé durant l’hiver, etc.

L’une des solutions ? Le « DIY », acronyme anglo-saxon pour « Do It Yourself ».

Autrement dit : le « faire soi-même ».

Réparer. Fabriquer.

Il s’agit ici d’un des principaux piliers de l’autonomiste, de la low tech, mais également du prepper.

Quels outils vous faut-il ?

Et oui !… Pour fabriquer et réparer ce dont vous avez besoin dans votre quotidien, il va vous falloir quelques outils.

Le serpent ne se mordrait-il pas la queue ? Possible… 😅

Mais, pas le choix, il faut une base.

Et pour cette base, voici quelques conseils :

Privilégiez du matériel et des outils de qualité.

Oubliez les kits de 18 tournevis à 2€ et partez sur du matos solide et durable.

J’ai toujours tendance à dire que je ne suis pas assez riche pour m’acheter de l’équipement à pas cher.

Privilégiez dans un premier temps les outils les plus utiles : les « indispensables »

Ensuite, au fur et à mesure, équipez-vous d’équipements plus situationnels, en fonction de vos besoins réels et non de vos envies du moment… on ne fait pas du shopping impulsif, mais des choix réfléchis.

D’ailleurs, une bonne idée pour économiser est de grouper ses achats en famille ou avec des amis, pour les équipements à usage moins fréquents.

Voici quelques outils, classés selon leur niveau d’importance :

  • Marteau ++++
  • Pierre à aiguiser ++++
  • Tournevis cruciforme +++
  • Nécessaire de couture +++
  • Pince multi-prises ++
  • Pince coupante ++
  • Tournevis plat +
  • Clés plate ou à pipe +
  • Chignole +
  • Clé Allen –
  • Ciseaux à bois –

Viennent ensuite de nombreux autres outils, dont l’électro-portatif, mais c’est déjà une bonne base.

En plus de ces outils, prévoyez également des fournitures :

  • Corde
  • Clous (assortiment)
  • Vis (assortiment)
  • Fil à coudre
  • Colle (assortiment)
  • Lubrifiant, type WD40
  • Boite à outil… pour tout ranger !
Fabriquer et réparer plutôt qu'acheter et racheter : Le DIY, pilier de l'autonomie

Quelles connaissances vous faut-il ?

Plus indispensables encore que des outils, il vous faut des connaissances et du savoir-faire.

Trop souvent, on ne pense qu’au matériel, qu’à l’équipement… alors que celui-ci est secondaire.

C’est bien le savoir-faire qui prime sur tout ! D’ailleurs, vous remarquerez que dans cette expression, on y retrouve deux termes importants qui rassemblent le physique et l’intellect…

Savoir

Le verbe nous ouvre à la connaissance et à la curiosité. Il englobe tout ce que l’ont sait.

Dans le nord et en Belgique, savoir et pouvoir sont presque synonymes, on dit par exemple « tu sais me passer le sel? » à la place de « tu peux me passer le sel? ». C’est intéressant comme rapprochement car on indique que savoir c’est pouvoir.

Le nom chapeaute l’ensemble de la connaissance. Il peut parfois sembler pompeux. Je l’assimile à une bibliothèque de compétences intellectuellement acquises.

Faire

Le verbe englobe à la fois ce que l’on sait, ce que l’on essaye, ce que l’on apprend, ce que l’on réussit et ce que l’on rate.

C’est une action généreuse.

Faire indique une action qui aboutit à une création, qu’elle soit matérielle ou au contraire immatérielle. On peut faire un geste, à manger, ou du bruit par exemple.

Savoir-faire

La composition de ces deux ensembles nous ouvre un panel infini d’actions et de connaissances, c’est la mise en œuvre d’un savoir pratique.

Cette expression est fortement liée à la création et à l’acquisition de compétences.

Le savoir faire est très souvent synonyme de réussite et d’accomplissement. Dans ce qui nous intéresse, le savoir faire nous offre la possibilité de faire le pont entre ce matériel qu’on accumule et une action bénéfique. Le savoir faire nous permet aussi de savoir quoi acheter et pour quelle raison valable.

Attention, le savoir-faire ne remplace pas l’expérience…

Trois savoirs gouvernent le monde : le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire, mais le dernier souvent tient lieu des deux autres.

Comment développer ses connaissances ?

Nous disposons aujourd’hui d’un accès à la connaissance, comme jamais nous n’en avons eu dans l’histoire.

Elle est partout : livres, sites Internet, Youtube, formations en présentiel ou en ligne, etc.

Vous souhaitez débuter ? Commencez par ici ! 😉

Réparer plutôt que jeter !

On oublie la société de consommation où on change plus rapidement de téléphone que de caleçon, et on se consacre à l’entretien et à la réparation de ce que l’on a.

Car oui, la meilleure réparation est celle que l’on ne fait pas… grâce à un bon entretien.

Prendre soin et entretenir son électroménager, sa voiture, son habitation, ses outils (manuels ou électriques), etc., c’est l’assurance de n’avoir que peu de réparation à faire.

Le principe est le même que pour sa propre santé : faire attention à ce que l’on mange et faire du sport diminue drastiquement les risques de maladies cardiovasculaire (pour seul exemple)…

Cependant, malgré le meilleur entretien du monde, il arrivera évidemment que vos objets se cassent ou tombent en rade.

Voyez alors cela comme une opportunité pour développer vos connaissances et vos compétences… et accessoirement d’économiser le rachat de l’objet ou l’intervention d’un prestataire externe.

Exemple #1 : l’électro-ménager

Dans une démarche DIY, la première chose à faire est de bien choisir vos équipements.

En effet, certains matériels ne sont PAS réparables !

Soit l’équipement n’est pas conçu pour être réparé, soit les pièces détachées n’existent pas sur le marché, soit encore les dites pièces coûtent plus cher que l’équipement neuf…

J’en ai eu l’amère expérience sur cafetière Senseo qu’on m’avait offert. Quelques années plus tard, celles-ci ne fonctionnaient plus correctement et impossible de la réparer. J’ai donc finalement dû m’en séparer… mais pas pour racheter le même équipement : je suis immédiatement parti sur une cafetière manuelle à poussoir. (#minimalisme #lowtech #3615mavie).

Cette anecdote pour rappeler l’importance de conditionner ses achats à la réparabilité de l’objet.

Ensuite, si votre électroménager est hors-service, mais réparable, alors vous avez généralement deux options :

  • faire appel à un prestataire qui va vous facturer son déplacement, le temps pour la recherche de la panne, la pièce détachée (avec marge) et son intervention.
  • … ou faire tout cela vous même, avec comme seul coût l’achat de la pièce détachée et un peu de temps.

Aujourd’hui, grâce à Internet, il existe de nombreux sites qui vous proposent des tutoriels pour démonter telle ou telle machine, des vidéos qui vous expliquent les probables raisons de pannes, la manière de les déceler, etc.

Impossible de ne pas réussir…

Dernier exemple en date : 10€ et 1 heure pour changer une résistance sur un four. Cela m’aurait coûté 10 à 15 fois plus si j’étais passé par un prestataire.

Un autre exemple ?

L’histoire d’un micro-onde qui fête ses 5 ans et qui souffre d’un problème d’éclairage.

Il chauffe très bien mais l’ampoule grésille…

Un midi, les plombs sautent suite à la mise en route du vieux (le four, pas moi). On va l’appeller « le vieux » car à 5 ans, quand on est un appareil électro-ménager, l’obsolescence frappe de plein fouet !

Armé d’un tournevis cruciforme, et après ouverture du « vieux » en 4 tours, le couperet tombe : une petite ampoule éclatée (oui c’est le mot) dont tout l’interne s’est désolidarisé du culot.

Malheureusement, c’est un culot propriétaire et elle coute donc tout de même 13,50€ !

Ça sera toujours moins cher que d’acheter un micro-ondes neuf.

Exemple #2 : L’outillage de jardin

Et oui !… car on peut évidemment réparer ses outils, grâce à ses outils. #outilception

Dans le cas présent, j’avais une pelle qui avait drôlement souffert lors de l’aménagement de mon jardin en potager et verger.

Le sol était caillouteux, la pelle était déjà ancienne puisque je l’avais récupérée (privilégiez les matériels d’occasion : encore une bonne manière de ne pas acheter et d’économiser)… je ne vous fais pas de dessin, puisque j’ai une photo :

Fabriquer et réparer plutôt qu'acheter et racheter : Le DIY, pilier de l'autonomie

En général, dans cet état, le résultat est sans appel : on jette la pelle et on en rachète une.

Option numéro 2 : on la répare !

Mon beau-frère s’essaie depuis quelques temps à la forge artisanale et il m’a proposé de retaper ce bout de fer… Le résultat ? Une pelle comme neuve, et la satisfaction de pouvoir la faire encore durer !

Il s’agit là uniquement de deux exemples concrets du quotidien, mais on peut en imaginer beaucoup d’autres : recoudre un vêtement, remonter un mur en pierre ou réparer une fuite d’eau, poncer et re-huiler une table en bois, etc.

Fabriquer plutôt que d’acheter !

Comme on l’a vu, on peut presque tout réparer et faire durer.

Malgré tout, il vous faudra parfois acheter du matériel, de l’équipement, des outils, des objets… ou alors, les fabriquer vous-même.

Cela a plusieurs avantages :

  • C’est souvent moins cher,
  • Vous pouvez personnaliser votre objet et avoir précisément ce que vous souhaitez,
  • C’est plus durable… car si vous l’avez fabriqué (#lowtech), alors vous pourrez le réparer,
  • Vous développez vos connaissances et votre savoir-faire.

Là encore, les exemples sont nombreux : fabriquer une table, des chaises, son gel hydro-alcoolique, un compost, des bacs potagers en carré, une cuillère en bois, des bijoux, etc, etc.

Exemple #1 : Fabriquer une porte

Plutôt que d’acheter une porte du commerce, j’ai récupéré quelques palettes que j’ai démonté… et assemblé pour faire une porte, ambiance porte de grange.

C’est rapide à faire (2-4h), ça ne coûte rien et ça aura plus d’allure (à mon goût) qu’une porte premier prix en carton-pâte.

D’autres exemples ?

Vous en voulez encore ?… ça tombe bien, car nous avons une section entière de ce site qui est dédiée à la Low Tech et au DIY…

En conclusion…

Pour clore ce billet d’humeur, pensez à économiser votre matériel et donc à l’entretenir.

Mieux encore, devenez un expert en débrouille, en improvisation, en récupération, en bricolage… adaptez-vous et contentez-vous de ce que vous avez sous la main.

Dites adieu à la surconsommation.

Commencez dès aujourd’hui à vous amuser à créer des choses avec vos mains… et rappelez-vous : vous n’irez pas bien loin avec une souris d’ordinateur si il n’y a plus de courant… 😜

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4 commentaires

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Ocho la Mano 29 janvier 2014 - 20h56

tres bon article merci ^^

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NoPanicfr 29 janvier 2014 - 22h00

merci!

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Jehan De L'Ours 19 mars 2015 - 23h49

J’aime bien tous les articles, traités avec efficacité et humour aussi. Me penchant depuis peu sur les notions de « survivalisme », je m’aperçois finalement que comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, moi je suis un survivaliste depuis … avant que le mot soit inventé ! mdr ! … mais une petite révision des connaissances n’a jamais fait de malà qui que ce soit 😉

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NoPanicfr 20 mars 2015 - 9h12

et oui c’est souvent le cas, j’ai d’ailleurs découvert comme toi que j’avais un penchant sur cette thématique sans avoir mis de mot dessus… C’est naturel!
merci pour les compliment, on essaie d’être sérieux avec humour ! 😉

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