Lorsqu’on souhaite devenir le plus autonome et rĂ©silient possible, on doit nĂ©cessairement rĂ©soudre la problĂ©matique de l’autonomie alimentaire, et particuliĂšrement celle de la conservation et du stockage des aliments.
On a dĂ©jĂ Ă©voquĂ© en dĂ©tails oĂč stocker idĂ©alement ses aliments et la rĂ©ponse est sans appel : le cellier !
Avoir un cellier : c’est indispensable !
L’objectif de cette piĂšce est simple :
- ĂȘtre le plus hermĂ©tiquement close,
- proposer une température stable (ni trop froide, ni trop chaude),
- protéger la nourriture des insectes, des rongeurs et autres animaux.
C’est pour ces bonnes raisons que, durant longtemps, les celliers Ă©tait frĂ©quemment creusĂ©s dans le sol.
Vous l’aurez devinĂ© : on parle ici des caves.
Ces derniÚres, et les celliers en général, ont malheureusement récemment disparus au profit des frigos et des congélateurs.
Mais qu’arrivera-t-il si vous avez une coupure, temporaire ou prolongĂ©, de courant ?
Adieu vos provisions…
Le problĂšme, c’est que nous n’avons pas tous de cave ou de cellier chez soi, ou de possibilitĂ© pour en crĂ©er / creuser un.
La solution : Groundfridge
Groundfridge est un frigo autonome qui utilise, Ă la façon d’une cave, la tempĂ©rature souterraine, qui reste constante aux alentours de 4-15°C.
Pour faire simple, c’est une cave en prĂ©-fabriquĂ© qu’on peut implanter de maniĂšre autonome dans son jardin ou sur son terrain.
Ăa nous vient des Pays Bas !
Quelques chiffres et données :
- 2.28m de diamĂštre
- 300 kilos
- 3000L de stockage
- peut contenir jusqu’Ă 500 kilos de nourriture (l’Ă©quivalent de 12 frigos, soit environ 350 repas)
- Ventilation intégrée
- 0 watt de consommation Ă©lectrique… Ă©videmment !




Comment l’installer ?
Rien de plus simple sur le papier :
- on creuse un trou,
- on pose le Groundfridge au fond du trou,
- on l’enterre (en faisant gaffe de laisser la porte accessible, hein ! đ)
- et voila !
Bon… par expĂ©rience, je dirai que ça n’est probablement pas aussi simple que cela, dĂ©pendamment de la nature du sol.
En effet, si vous avez un sol argileux ou humide, avec une nappe proche de la surface, vous allez trĂšs probablement devoir faire une dalle bĂ©ton, dite d’ancrage, pour maintenant en place l’installation.
De la mĂȘme façon, si vous avez un sol rocheux, creuse peut vite devenir trĂšs compliquĂ© et laborieux.
Dans tous les cas, ce sont des travaux, des coûts et complications supplémentaires.
Si vous n’avez pas idĂ©e de la nature de votre sol, vous devrez passer par une Ă©tude de sol.
Au choix :
- une « petite » Ă©tude pĂ©dologique et environnementale du site (rĂ©alisation de 1 Ă 2 sondages jusqu’Ă 2 m de profondeur) : 600⏠environ.
- une « grosse » étude de sol, dite G12 : 1500⏠environ.
Ah !… et ajoutez au tarif du Groundfridge la location de la pelle (et du chauffeur si vous n’ĂȘtes pas vous mĂȘme formĂ©).
Combien coûte un Groundfridge ?
Une question lĂ©gitime…
La réponse est la suivante :
- 11 900⏠pour la version « à vide », c’est Ă dire sans les Ă©tagĂšres
- 14 000⏠pour la version complÚte, étagÚre inclus
A cela s’ajoute encore :
- le transport (des Pays-Bas Ă chez vous),
- l’Ă©tude de sol (si nĂ©cessaire),
- la dalle d’ancrage (si nĂ©cessaire),
- la location de la pelle,
- la main dâĆuvre
Quelles sont les alternatives ?
Soyons transparents : l’intĂ©rĂȘt majeur de GroundFridge est le fait que ça soit du prĂ©-fabriquĂ© « tout-en-un »… et Ă©galement son look, qui reste trĂšs sympa.
C’est Ă©videmment un avis trĂšs subjectif, mais vu que c’est mon article : je le donne ! đ
En cĂŽtĂ© nĂ©gatif, on vient de le voir : ça n’est pas donnĂ©.
Existe-t-il des solutions plus abordables ? Plus DIY ?…
Oui, évidemment !
Voici, par exemple, une cave-cellier enterrée réalisée par un couple en Alaska, en sac de sable :
Une autre idĂ©e, rĂ©alisĂ©e en parpaing (et avec beaucoup d’huile de coude et de sueur) :
… et un dernier exemple avec, cette fois-ci, un cellier enterrĂ© rĂ©alisĂ© en bois :








