La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas ! [Réflexion]

de Mat & Thom
Publié le : Dernière mise à jour le

« Connaissez-vous la source de lumière la plus efficiente disponible sur le marché ? », m’a demandé un jour un représentant en lampes LED.

Comme je ne manque jamais une occasion d’emmerder un peu mon prochain, je lui ai répondu, fier et souriant, que la lumière du soleil était ce qui se faisait de meilleur marché depuis plusieurs milliards d’années…

De cette blague aussi puérile qu’affligeante m’est venue une réflexion assez globale sur mon rapport à l’énergie.

Hors période de crise, même si un semblant de conscience écologique couplé à un sens de l’économie inné me rendant un peu attentif, je profite de tout le confort moderne.

D’abord parce que ma femme m’a prévenu que toute volonté de ma part de transformer notre appartement en citadelle post-apocalyptique ferait de moi un survivaliste célibataire, ensuite parce qu’il faut bien avouer que siroter un Whisky en fumant une bonne pipe vautré devant mon ordinateur font aussi partie de mes petits plaisirs.

Mais en cas de pépin ? Comme je suis au survivalisme ce que la Fashionista est à Zalando, j’ai commencé par établir une magnifique liste de courses me permettant de fournir en électricité au moins 10’000 habitants pour 1 an.

Puis, j’ai réfléchi !…

De l’énergie ? Pour quoi faire ?

Chapitre 1 : « Winter Is Coming »… ou comment ne pas avoir froid

Chacun le sait, maintenir son 500m² à 23°, ça n’est pas facile quand la civilisation est partie en sucette (ou de manière plus pragmatique quand on souhaite devenir autonomie en énergie, qu’il y a une coupure d’électricité ou encore une pénurie de fioul)…

Par contre, vivre dans une petite maison facile à chauffer ou regrouper sa petite famille dans une seule pièce facile à isoler, c’est déjà bien plus accessible.

Un rouleau de Chatterton, quelques couvertures de survie scotchées au sol et au plafond, tous les tapis de l’appartement posés par-dessus la couche de couvertures de survie, calfeutrage des issues avec de vieilles couvertures laines (ou encore des couvertures de survie) permettent de minimiser les pertes calorifiques.

Dans les vieilles maison et les châteaux de l’époque, on appelait ça des tentures…

Pour le chauffage proprement dit, j’ai acheté un petit chauffage à pétrole qui me permet de tenir une semaine en cas de tempête, comme Lothar en 1999, ou de mort prématurée de la chaudière.

Note : Il est bon de savoir que de fermer ses stores ou volets permet de diminuer les pertes calorifiques, mais les garder ouverts le jour sur les fenêtres donnant côté soleil (Sud / Est / Ouest) permet de gagner quelques précieux degrés… en plus d’être bon pour le moral.

En résumé ? Privilégiez des zones de vie plus petites, mais mieux isolées et chauffées… plutôt que de trop grands intérieurs, inutiles en cas de crise ou dans « le monde d’après », celui où l’énergie coûte un bras (« le monde d’après, c’est déjà maintenant !).

« Chérie, je dégivre le chambre des enfants ce matin !… »
« Chérie, je dégivre le chambre des enfants ce matin !… »

Chapitre 2 – « Boire sans attraper un cancer du sida de l’estomac »… ou comment s’hydrater

Pour ne pas mourir déshydraté, il faut boire. Et pour ne pas mourir malade, il faut boire de l’eau salubre.

Un moyen extrêmement efficace de désinfecter l’eau, sans dépenser d’énergie, consiste à mettre de la Javelle dedans.

La Javelle liquide est encombrante et a une durée de vie limitée. Je lui préfère donc largement les tablettes solubles qui sont impérissables (si bien conservées) et beaucoup plus faciles à stocker.

Je ne donne volontairement pas de recette afin de ne pas me sentir responsable de la mort aussi prématurée que douloureuse des moins doués d’entre vous en mathématique.

Une simple recherche sur la chloration sur votre moteur de recherche préféré vous permettra néanmoins de jouer au chimiste fou, sous votre propre responsabilité.

Pour aller plus loin, je vous conseille notre guide sur l’autonomie en eau.

La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas ! [Réflexion]

Chapitre 3 – « Mais t’avais dit qu’on ferait des knakis »… ou comment se sustenter

Un survivaliste, théoriquement, ça se prépare, donc ça stocke un minimum de nourriture.

Anticiper les problèmes énergétiques permet de sélectionner le plus de réserves ne nécessitant pas de cuisson.

Les légumes en boîte se mangent parfaitement crus. Les raviolis aussi. Je le sais, j’en ai mangé des tas en rentrant de boîte à 6h du matin. Pour ce qui doit être cuit (pâtes, riz, féculents, etc.), en plus d’acheter les versions à cuisson rapide, j’ai prévu chez moi pour les crises de courte durée 2 plaques à gaz et une bonbonne de 10kg.

Largement de quoi tenir 3 mois pour ma petite famille.

Chapitre 4 – « Houston, on a un problème »… ou comment communiquer

En cas de crise, ou dans l’objectif quotidien de limiter ma consommation d’énergie, mon téléphone mobile passe en mode éco : pas de jeu, pas d’e-books, pas de relèves d’e-mails automatique… rien que la télécommunication basique.

Voir notre guide sur comment économiser la batterie de son téléphone.

En cas de crise importante du système (courte ou longue durée), une batterie externe me permet de tenir beaucoup plus longtemps que ne tiendront les réseaux de téléphonie mobile sur leurs propres batteries de secours.

Une radio FM à dynamo fera très bien le job pour recevoir les informations officielles.

Pour la communication courte portée, chaque membre de la famille a un sifflet de survie. Ça demande une petite systématique d’utilisation (1 coup «Suis ici, tout va bien», 2 coups «Faut que tu rappelles ta mère» , 3 coups «Achètes du sel en passant» etc.) mais rien de compliqué à mettre en place.

Petits matériels pour autonomie des communications
Petits matériels pour autonomie des communications

Chapitre 5 : « Je savais bien que t’étais qu’une nyctalope »… ou comment s’éclairer

Là il y a plusieurs cas de figure en fonction de la durée prévisible de la crise et du lieu à illuminer.

Pour une crise courte, pour l’intérieur et l’extérieur, on prend la lampe de poche. Et pas le modèle tacticool qui crache 3000 Lumen mais qui videra 10 piles en 32,5 minutes chrono ! On vise la lampe de base, résistante et pas gourmande.

Pour avoir une lumière plus diffuse à l’intérieur, une petite frontale, toujours basique et peu gourmande utilisant le même type de pile que la lampe torche, couplée à une Nalgene HDPE (les blanches opaques), cela permet de bricoler une lanterne très sympa en fixant la frontale allumée contre la bouteille. Note : Il faut illuminer DANS la Nalgene, sinon ça sert pas à grand-chose…

Si la crise perdure au-delà de notre stock de batteries, on trouve pour 2 kopecks dans les surplus et les brocantes des lanternes à bougies. Deux ou trois de ces lanternes, combinées à un stock de bougies longues durées, permettrons de passer d’agréables veillées en famille.

Nan, je plaisante… on enverra les gosses au lit et on fera une soirée raviolis crus aux chandelles avec Madame !

Pour l’extérieur, la vraie question à se poser est « ai-je vraiment l’obligation de sortir de nuit » ? Pour les rares fois où la réponse sera oui, une lampe tempête, quelques mèches de réserve et un bidon de combustibles devraient suffire pour plusieurs mois.

Également, une solution qui répond à la problématique de l’éclairage, mais également de la cuisson des raviolis et du froid : Le poêle à bois de camping, ou le poêle à bois / cuisinière de maison, si possible !

Car oui : il va de soi qu’on n’est pas censé mettre un poêle à bois dans son salon si celui-ci ne dispose pas d’une installation adéquate.

Il va aussi de soi que pour mettre ma famille à l’abri du froid et de la faim dans un contexte précis, et en respectant certaines règles de sécurité élémentaires, cela ne me poserait aucun problème de conscience d’exploser un carreau pour faire passer un tuyau de cheminée.

Avec ce poêle, une hache et une scie, je suis assuré tant que je trouve du bois (ce qui ne devrait pas poser de problème dans ma campagne helvétique) de pouvoir me chauffer, faire bouillir mon eau et cuire ma nourriture.

Pour le reste, j’aurai la source de lumière la plus efficiente qui soit : le soleil…

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1 commentaire

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Chriswap 21 janvier 2017 - 22h27

Gravity light

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