Comment devenir autonome en eau ? [GUIDE COMPLET]

de Sven
Publié le : DerniÚre mise à jour le

Lorsqu’on recherche un peu plus d’indĂ©pendance et de libertĂ©, devrai-je dire d’autonomie, la question de la gestion de l’eau devient rapidement centrale.

A moins d’avoir adoptĂ© un style de vie nomade, les premiĂšres prĂ©occupations de l’autonomiste sont gĂ©nĂ©ralement l’auto-suffisance Ă©nergĂ©tique, l’autonomie alimentaire… et le fait de devenir autonome en eau.

Et c’est finalement assez logique puisque cela correspond aux besoins rĂ©ellement vitaux : boire, manger, s’abriter.

Dans cet article, nous allons donc nous concentrer sur comment devenir autonome en eau, en divisant la question en sous-questions :

Pourquoi vouloir devenir autonome en eau ?

Chaque Français consomme aujourd’hui prùs de 150 litres d’eau par jour, soit trois fois plus qu’il y a 30 ans.

Les besoins en eau domestique se sont développés avec le niveau de vie.

En France, presque 60 % de l’eau potable qui est distribuĂ©e dans les villes provient des eaux souterraines (nappe phrĂ©atiques) et 40 % des eaux de surface (riviĂšres, lacs, fleuves).

Elle est distribué par un réseau complexe soumis à des normes et des test de qualité réguliers.

Malheureusement, il est possible qu’un facteur quelconque ait rendu l’eau non potable ou inutilisable (accident industriel, pollution agricole, etc.).

En cas d’accident sur le rĂ©seau, il est indispensable de pouvoir subvenir Ă  ses besoins sur une pĂ©riode plus ou moins longue.

OĂč trouver de l’eau ? La source…

Il est toujours prĂ©fĂ©rable d’utiliser l’eau d’une source propre, stockĂ©e dans de bonnes conditions. Cependant, ce n’est pas toujours possible, en particulier dans une situation d’urgence.

Il existe plusieurs sources d’approvisionnement en l’eau, lorsqu’on recherche l’autonomie.

Voir notre article sur les cartes d’eau de source potable en France.

Que ce soit une source naturelle ou via un collecteur d’eau de pluie, les sources d’eau devraient ĂȘtre utilisĂ©es avec soin et bien entretenues.

Attention : il ne doit pas y avoir de risque de contamination liĂ© Ă  la proximitĂ© de latrines, d’égouts ou d’animaux ou Ă  des objets tombĂ©s dans le puits/cours d’eau.

Attention également à la propreté de votre toit et de votre systÚme de récupération.

Les diffĂ©rents moyens de sourcer de l’eau, de maniĂšre autonome :

1 – Le stockage d’eau en jerrican ou bouteille

Le systĂšme le plus Ă©vident (mais pas le moins cher), c’est le stockage d’eau « saine » du rĂ©seau en jerrican (avec traitement prĂ©ventif) et le stockage d’eau en bouteille du commerce (voir plus bas la partie stockage).

Malheureusement ce systĂšme ne vous assure qu’une autonomie partielle car il est non renouvelable.

2 – La collecte d’eau de pluie

À la question « Peut-on vivre en totale autonomie avec l’eau de pluie ? », cela dĂ©pend, comme toujours, de votre volume d’eau utilisĂ© et de votre localisation gĂ©ographique…

En suivant une dĂ©marche prĂ©cise d’installation, avec un bon choix de cuve, une bonne capacitĂ© de rĂ©cupĂ©ration d’eau, la mise en place d’une filtration adaptĂ©e pour les usages alimentaires et sanitaires, l’entretien rĂ©gulier de l’installation et en considĂ©rant deux paramĂštres importants qui sont la toiture et le lieu d’implantation de la cuve, il est possible de vivre en totale autonomie avec l’eau de pluie.

D’aprĂšs le gouvernement français, la rĂ©cupĂ©ration et l’utilisation des eaux de pluie pour certains usages et sous certaines conditions techniques doivent ĂȘtre favorisĂ©es.

Pour cela, un crĂ©dit d’impĂŽt a Ă©tĂ© votĂ© dans le cadre de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 dĂ©cembre 2006. Les modalitĂ©s d’utilisation de l’eau de pluie sont explicitĂ©es dans l’arrĂȘtĂ© du 21 aoĂ»t 2008, publiĂ© au JO n°0201 du 29 aoĂ»t 2008.

L’eau de pluie collectĂ©e Ă  l’aval de toitures inaccessibles peut ĂȘtre utilisĂ©e pour des usages domestiques extĂ©rieurs au bĂątiment, pour l’évacuation des excrĂ©tas et le lavage des sols Ă  l’intĂ©rieur des bĂątiment et, Ă  titre expĂ©rimental et sous conditions, pour le lavage du linge.

Les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisĂ©s, Ă  l’exception de ceux qui requiĂšrent l’emploi d’eau destinĂ©e Ă  la consommation humaine telle que dĂ©finie Ă  l’article R.1321-1 du code de la santĂ© publique, dans le respect des rĂ©glementations spĂ©cifiques en vigueur et notamment le rĂšglement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004 du Parlement EuropĂ©en et du Conseil relatif Ă  l’hygiĂšne des denrĂ©es alimentaires.

Vous l’avez compris : utiliser l’eau de pluie Ă  des fins domestiques est soumis Ă  des lois trĂšs strictes, et la consommation et interdite.

On ignore mĂȘme souvent ceci :

Les eaux rĂ©cupĂ©rĂ©es et utilisĂ©es Ă  l’intĂ©rieur du bĂątiment qui sont renvoyĂ©es vers les Ă©gouts sont soumises Ă  la taxe d’assainissement. Le propriĂ©taire fait une dĂ©claration d’usage en mairie, telle que prĂ©vue Ă  l’article R 2224-19-4 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales.

Afin de prĂ©venir les risques de contamination du rĂ©seau d’eau public (puisque les eaux de pluies rĂ©cupĂ©rĂ©es, ruisselĂ©es en aval des toitures peuvent contenir des micro-organismes pathogĂšnes), l’article 57 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 dĂ©cembre 2006 (art. L. 2224-12 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales) dispose que le rĂšglement de service prĂ©voit la possibilitĂ© pour les agents du service d’eau, en cas d’utilisation d’une ressource en eau diffĂ©rente de celle provenant du rĂ©seau public de distribution, d’accĂ©der aux propriĂ©tĂ©s privĂ©es pour procĂ©der au contrĂŽle des installations intĂ©rieures de distribution d’eau potable et des ouvrages de prĂ©lĂšvement, puits et forages, ce contrĂŽle Ă©tant Ă  la charge de l’abonnĂ©.

En cas de risque de contamination de l’eau provenant du rĂ©seau public, le service enjoint Ă  l’abonnĂ© de mettre en Ɠuvre les mesures de protection nĂ©cessaires.

Si les mesures n’ont pas Ă©tĂ© mises en Ɠuvre, le service peut procĂ©der Ă  la fermeture du branchement (lire le dĂ©cret n° 2008-652 du 2 juillet 2008).

Pour en savoir plus :

Maintenant que vous ĂȘtes parfaitement au fait des lĂ©gislations, je vous partage ici un tĂ©moignage (ThĂ©o – ARTS) :

Je me souviens qu’en 1995, Ă  Tuzla (Bosnie-HerzĂ©govine) pendant la guerre en ex-Yougoslavie, l’eau n’arrivait aux robinets qu’une ou deux heures par jour, nous remplissions alors tous les contenants possibles (baignoire, bidons, bocaux en verre…) et cette ressource prenait des allures de trĂ©sor.

Chaque goutte d’eau comptait et la prĂ©ciositĂ© de ce liquide m’avait alors frappĂ©, moi l’occidental Ă©levĂ© dans l’inconscience et la dĂ©pendance aux « infaillibles » compagnies de distribution d’eau, moi l’occidental qui utilise plus de 10 litres d’eau POTABLE Ă  chaque chasse d’eau !

Depuis ce jour, avoir de l’eau potable (et bonne pour la santĂ©, ce qui est encore une autre histoire) est devenu la prioritĂ© numĂ©ro 1 pour moi et ma famille.

Étant d’une nature mĂ©fiante envers les lobbys et les monopoles de tout poil, fussent-ils d’Ă©tat, je me suis renseignĂ© sur les mĂ©thodes de potabilisation de l’eau utilisĂ©es par les compagnies de distribution. Chacune rivalisent d’idĂ©es malsaines pour faire le plus de bĂ©nĂ©fices possibles avec l’eau des nappes souterraines, comme, par exemple, faire modifier, par la loi, les taux admissibles de certains produits (chlore, mĂ©taux lourds, nitrates…) afin de ne pas Ă  avoir Ă  rĂ©nover trop souvent les installations d’épuration et les rĂ©seaux de distribution.

Le cas ubuesque de l’eau de pluie : Savez-vous qu’une loi française, votĂ©e par « votre » parlement, vous interdit de boire l’eau de pluie (mĂȘme aprĂšs un traitement adĂ©quate par filtration). Si vous pratiquez une analyse chimique complĂšte et que vous compariez l’eau de pluie et l’eau de votre robinet, vous allez vite comprendre Ă  qui profite ce « crime ».

Dans de nombreux pays (et pas seulement des pays que l’on dit « en voie de dĂ©veloppement ») des millions de gens consomment de l’eau de pluie comme en Belgique par exemple (aprĂšs un traitement par filtration ou par osmose inverse).

Pourtant, dans l’eau de pluie, pas de chlore, pas de pesticide, pas de dĂ©sherbant, pas d’hormone. C’est une eau pure et distillĂ©e sous l’action du soleil qui retombe simplement par gravitĂ© sur la terre, quoi de plus naturel !

Dans ma cuisine trĂŽne une drĂŽle de cuve en inox, qui suscite toujours des questions chez les nouveaux visiteurs. C’est mon filtre Ă  eau par gravitĂ© (de marque Doulton, mais il en existe d’autres). Il renferme 2 cartouches en cĂ©ramique qui filtrent l’eau que je rĂ©cupĂšre (eau de pluie ou de la riviĂšre) ou mĂȘme l’eau du robinet (la plus dangereuse Ă  mes yeux). Il faut changer les filtres annuellement. J’ai fait le test de filtrer, pendant un an, l’eau de la ville, et les cartouches sont ressorties dans un Ă©tat peu engageant. je stocke 6 filtres en cĂ©ramique d’avance, me donnant ainsi 3 annĂ©es d’eau potable garantie (pour une famille de quatre personnes).

VoilĂ  un simple geste pour reconquĂ©rir de l’autonomie : achetez un filtre Ă  gravitĂ© (je prĂ©cise « à gravité » car ce systĂšme fonctionne sans Ă©lectricitĂ©, sans aucune Ă©nergie). le prix est relativement Ă©levĂ© : environ 180 € avec deux cartouches fournies, mais sa durĂ©e de vie est illimitĂ©e (Ă  condition de changer les filtres annuellement). Vous pouvez l’emmener avec vous dans votre voiture et ainsi avoir l’assurance d’avoir de l’eau potable n’importe oĂč (il existe mĂȘme dans la mĂȘme marque un filtre Ă  gravitĂ© plus transportable que nous utilisons pour les stages en canoĂ©). Vous voulez investir dans quelque chose de tangible et de vraiment utile, vous savez quoi faire dĂ©sormais !

C’est, et de loin, le meilleur achat que j’ai fait de ma vie

A chacun de se faire son propre avis, en autonomie et en indépendance.

3 – La source naturelle et le puits de forage

Tout comme l’eau de pluie, l’utilisation de l’eau de source est soumise Ă  une lĂ©gislation.

Vous pouvez utiliser cette eau à des fins domestiques (toilettes, lave linge
).

Tout projet, toute intention ou toute rĂ©alisation d’ouvrage de prĂ©lĂšvement d’eau souterraine Ă  des fins d’usage domestique doit ĂȘtre dĂ©clarĂ©. Pour dĂ©clarer un ouvrage de prĂ©lĂšvement d’eau, puits ou forage Ă  des fins d’usage domestique, il suffit de remplir un formulaire Cerfa 13837-01. Ce document permet de dĂ©crire les caractĂ©ristiques essentielles de l’ouvrage de prĂ©lĂšvement (sans entrer dans des prĂ©cisions trop techniques) et de fournir les informations relatives au rĂ©seau de distribution de l’eau prĂ©levĂ©e.

Constituent un usage domestique de l’eau, au sens de l’article L. 214-2 du code de l’environnement les prĂ©lĂšvements et les rejets destinĂ©s exclusivement Ă  la satisfaction des besoins des personnes physiques, propriĂ©taires ou locataires des installations, et de ceux des personnes rĂ©sidant habituellement sous leur toit, dans les limites des quantitĂ©s d’eau nĂ©cessaires Ă  l’alimentation humaine, aux soins d’hygiĂšne, au lavage et aux productions vĂ©gĂ©tales ou animales rĂ©servĂ©es Ă  la consommation familiale de ces personnes.

Pour en savoir plus, je vous renvoie Ă  la lecture du statut juridique de l’eau souterraine.

Un vĂ©ritable droit de propriĂ©tĂ© s’exerce sur les sources. Le propriĂ©taire du terrain sur lequel jaillit une source peut exercer son droit de maniĂšre quasiment absolu.

Le Code Civil prĂ©cise qu’il peut user des eaux « dans les limites et pour les besoins de son hĂ©ritage », mais la jurisprudence a reconnu qu’il n’y avait pas de limites effectives aux usages qu’il dĂ©sire en faire.

Trois cas prĂ©cis peuvent cependant limiter les droits du propriĂ©taire du fonds d’Ă©mergence :

  • Il ne lui est pas permis d’user de sa source de maniĂšre Ă  enlever aux habitants d’une commune l’eau qui leur est nĂ©cessaire. Si par exemple, sa source est la rĂ©surgence d’une nappe qui alimente un village par l’intermĂ©diaire d’une seconde source, il ne peut pas abuser de la sienne jusqu’Ă  assĂ©cher celle qui permet au village de s’approvisionner. Cependant, il garde la jouissance de l’excĂ©dent.
  • Sa source peut ĂȘtre dĂ©rivĂ©e dans un but d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, pour alimenter une collectivitĂ© par exemple. Dans ce cas, et si il est lĂ©sĂ© par ce dĂ©tournement (c’est Ă  dire si l’eau qui lui est prise lui Ă©tait effectivement utile), la collectivitĂ© concernĂ©e lui versera une indemnitĂ©.
  • Si les eaux forment un cours d’eau dĂšs leur Ă©mergence, il ne peut dĂ©tourner le cours naturel au prĂ©judice des usagers infĂ©rieurs. Il perd en rĂ©alitĂ© son droit de propriĂ©tĂ©, qui se restreint Ă  un simple droit d’usage prĂ©fĂ©rentiel. Il acquiert en fait un statut de riverain au mĂȘme titre que les riverains des cours d’eau non domaniaux.

4 – Les alternatives

Il existe Ă©videmment des alternatives, comme le traitement de l’eau de mer, mais nous allons dans cet article nous en tenir Ă  ces principaux moyens de sourcer de l’eau.

Comment collecter et transporter l’eau ?

Cette Ă©tape est dĂ©licate car elle peut ĂȘtre la source (sans mauvais jeu de mot) d’une contamination.

C’est pourquoi l’eau potable devrait ĂȘtre collectĂ©e dans des rĂ©cipients couverts, propres, sans entrer en contact avec les mains.

Ah… et n’oubliez pas qu’un litre d’eau pĂšse 1 kg.

Les différents systÚmes :

1 – Les systĂšmes mobiles

Le bidon est le systĂšme de collecte et de transport de l’eau le plus courant.

Attention à bien choisir un bidon alimentaire et à le nettoyer souvent pour éviter tout risque de contamination.

Chaque bidon doit avoir un usage dĂ©diĂ© : il n’est pas raisonnable d’utiliser le mĂȘme contenant pour les eaux propre et les eaux souillĂ©es.

2 – Les systĂšmes fixes

Une cuve ou une citerne de plus de 25litres peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme fixe. En effet au delĂ  de 25kg il sera difficile de dĂ©placer le conteneur.

Il faut alors prĂ©voir l’acheminement de l’eau, soit par des tuyaux (et donc l’utilisation de la gravitĂ©, n’hĂ©sitez pas : c’est encore gratuit), soit par des pompes qui utilisent de l’Ă©nergie.

Si vous avez la possibilitĂ© de construire une cuve fixe, prĂ©voyez alors votre systĂšme d’acheminement de l’eau.

SystĂšme de pompage eau de pluie

Comment stocker l’eau ?

Le stockage sĂ»r de l’eau consiste Ă  utiliser des rĂ©cipients propres avec couvercle ET Ă  avoir de bonnes habitudes d’hygiĂšne qui prĂ©viennent la contamination durant la collecte, le transport et le stockage de l’eau Ă  domicile.

L’eau doit ĂȘtre conservĂ©e dans des contenants propres et en bon Ă©tat, couverts et rĂ©guliĂšrement nettoyĂ©s.

Dans la mesure du possible, l’eau potable ne devrait pas ĂȘtre stockĂ©e dans le mĂȘme rĂ©cipient que l’eau destinĂ©e Ă  d’autres usages domestiques.

N’oubliez pas qu’1 m3 d’eau reprĂ©sente 1000 litres.

Les différents systÚmes de stockage :

1 – Les packs d’eau

Souvent vendues par 6 x 1,5l, les packs d’eau peuvent ĂȘtre stockĂ©s en gĂ©nĂ©ral 2 ans dans un endroit sec et frais et Ă  l’abri de la lumiĂšre et de la poussiĂšre.

La date limite d’utilisation optimale (DLUO) figure sur le col de la bouteille ou sur le bouchon.

Elle signifie que l’eau devrait ĂȘtre consommĂ©e de prĂ©fĂ©rence avant cette date. Au-delĂ , les qualitĂ©s gustatives de l’eau (saveur, nez
) risque d’ĂȘtre altĂ©rĂ©es sans pour autant prĂ©senter un quelconque danger pour la santĂ©.

2 – Les contenants/jerricans alimentaires

Vous pouvez stocker de l’eau du circuit traditionnel dans des contenant mobiles comme un jerrican mais vous devez faire attention Ă  ne pas contaminer l’eau au moment du transvasement.

Vous devrez apporter un traitement chimique à ce systùme : eau de javel, Micropur


3 – Les citernes

La citerne fixe (en plastique dur, souple ou en construction bĂ©ton) vous offre une grande capacitĂ© de stockage de l’eau, de 50 Ă  30 000 litres, voire plus.

Elle dĂ©pend par contre d’un systĂšme de pompage, d’acheminement et de filtration mĂ©canique et/ou chimique.

4 – Les tonneaux/bidons

Pour un usage uniquement domestique, vous pouvez opter pour un contenant à usage non alimentaire comme un bidon hydrocarbure déclassé et nettoyé.

Attention tout de mĂȘme Ă  la qualitĂ© de l’eau pour l’arrosage, s’il y a prĂ©sence de rĂ©sidu vous pourriez endommager ou dĂ©truire vos cultures.

Ce systĂšme doit rester vraiment occasionnel et n’est pas recommandĂ©.

Bonus : PDF explicatif sur le traitement et stockage de l’eau a domicile

Voici un PDF d’un guide de traitement et stockage sĂ»r de l’eau Ă  domicile.

Cette brochure vise le personnel de terrain et les volontaires Croix-Rouge / Croissant-Rouge intervenant dans les situations d’urgence oĂč surviennent des problĂšmes liĂ©s Ă  l’eau.

Elle prĂ©sente les diverses options possibles pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’eau Ă  usage domestique. Elle contient notamment des informations sur :

  • la qualitĂ© de l’eau
  • le traitement de l’eau Ă  domicile par divers moyens
  • les bonnes pratiques de stockage et de manipulation de l’eau Ă  domicile
  • le choix de la mĂ©thode appropriĂ©e pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’eau
  • la promotion du traitement et de la conservation de l’eau Ă  domicile

Une fois qu’une action a Ă©tĂ© choisie, les bĂ©nĂ©ficiaires devront ĂȘtre formĂ©s Ă  l’utilisation de la mĂ©thode de traitement concernĂ©e.

Ce manuel contient de brĂšves fiches d’information qui peuvent ĂȘtre distribuĂ©es et utilisĂ©es par les volontaires lorsqu’ils conduisent la formation.

Voici un extrait…

Qu’est-ce que le traitement de l’eau à domicile ?
Le traitement de l’eau Ă  domicile dĂ©signe toute activitĂ© conduite Ă  domicile pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’eau.

Qu’est-ce que le stockage sĂ»r de l’eau ?
Le stockage sĂ»r de l’eau consiste Ă  utiliser des rĂ©cipients propres avec couvercle ET Ă  avoir de bonnes habitudes d’hygiĂšne qui prĂ©viennent la contamination durant la collecte, le transport et le stockage de l’eau Ă  domicile.

Pourquoi encourageons-nous le traitement et le stockage sĂ»r de l’eau Ă  domicile ?
Il est toujours prĂ©fĂ©rable d’utiliser l’eau d’une source propre stockĂ©e dans de bonnes conditions. Cependant, ce n’est pas toujours possible, en particulier dans une situation d’urgence. Il est possible qu’un facteur quelconque ait rendu l’eau non potable ou inutilisable. Parfois, aussi, il se peut qu’une population ne dispose pas de rĂ©cipients propres ou n’ait pas de bonnes pratiques d’hygiĂšne. Une solution Ă  ce problĂšme consiste Ă  traiter l’eau Ă  domicile. C’est souvent une mesure temporaire, prise en attendant que la source d’eau puisse ĂȘtre amĂ©liorĂ©e. Les techniques de traitement de l’eau Ă  domicile peuvent ĂȘtre appliquĂ©es par tout membre de la famille aprĂšs une brĂšve formation technique de base. Les efforts visant Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© de l’eau Ă  usage domestique peuvent avoir un impact considĂ©rable sur la santĂ© et toucher une large population en peu de temps.

Comment appliquer le traitement et le stockage sĂ»r de l’eau Ă  domicile ?
Ce manuel prĂ©sente diverses mĂ©thodes de traitement de l’eau Ă  domicile et donne des instructions sur leur utilisation. Il est extrĂȘmement important que les personnes qui reçoivent des articles dans le cadre d’une intervention d’urgence sachent comment les utiliser. Les procĂ©dures varient en fonction des produits.

Cuve de stockage de l’eau

Comment filtrer et traiter son eau, afin de la rendre potable ?

Le vrai secret de l’autonomiste est de savoir traiter son eau.

Les procĂ©dĂ©s de traitement et de filtration de l’eau doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s Ă  domicile si la source n’est pas propre et si l’eau n’est pas stockĂ©e dans de bonnes conditions.

En cas de doute l’eau ne doit pas ĂȘtre consommĂ©e. Elle peut tout de mĂȘme ĂȘtre utilisĂ©e pour le mĂ©nage ou les toilettes/machine Ă  laver


Voici les diffĂ©rents systĂšmes…

1 – le traitement chimique

Le traitement chimique, Ă  base d’eau de javel ou de produits comme les Micropur Forte, offre une purification partielle.

Attention Ă  maitriser les conditions et les dosages.

Il est souvent conseillé de traiter chimiquement aprÚs filtration.

Le principe consiste à mettre un produit dans l’eau et à attendre entre 30 minutes et deux heures avant de pouvoir consommer l’eau

Cette technique n’est d’aucun effet contre les polluants chimiques, elle est Ă©galement d’une efficacitĂ© incertaine contre les parasites. En revanche, elle est trĂšs efficace contre les virus et les bactĂ©ries.

2 – le traitement mĂ©canique

Le principe est de forcer l’eau à passer à travers des pores plus ou moins grands. L’eau est mise sous pression par une pompe. Plus les pores sont petits et plus il est difficile de faire passer de l’eau au travers.

Actuellement la porositĂ© des filtres du commerce est de l’ordre de 0,2 microns.

Les parasites et les bactĂ©ries, qui sont volumineux, sont trĂšs bien arrĂȘtĂ©s par ces filtres, mais les virus qui sont plus petits passent au travers.

C’est pourquoi, en cas de doute sur l’eau, il faut aussi la traiter chimiquement.

3 – les alternatives

Il existe des alternatives comme le traitement UV, l’oxydation, la distillation ou l’osmose inverse.

Filtre à eau céramique

RĂ©capitulatif et conseils…

Séparez les usages de votre eau.

Économisez et soyez logique dans l’utilisation : L’eau dont vous vous servez pour nettoyer une salade peut retourner au potager. L’eau de cuisson des pĂątes, des pommes de terre ou du riz additionnĂ©e d’un peu de savon liquide sert de dĂ©sherbant : elle offre une bonne adhĂ©sion aux feuilles des mauvaises herbes.

Vous pouvez installer un petit lavabo au dessus de votre chasse d’eau, l’eau « souillĂ©e servira d’eau d’Ă©vacuation. Bref, les astuces sont multiples et n »hĂ©sitez pas Ă  les partager, je les ajouterai !

Si vous n’ĂȘtes pas encore autonome et si vous dĂ©pendez d’un rĂ©seau de distribution d’eau, voici quelques conseils basiques pour Ă©conomiser votre consommation, car limiter sa consommation est la premiĂšre Ă©tape vers l’autonomie rĂ©elle :

  • J’isole le chauffe-eau et les tuyaux : l’eau chaude arrive plus vite.
  • Je ferme le robinet pendant le nettoyage des mains, le brossage des dents, le rasage…
  • Je remplis toujours complĂštement le lave-linge et le lave-vaisselle avant de les mettre en route ou j’utilise la touche « éco ».
  • Je recycle l’eau ! Par exemple, je rĂ©utilise l’eau de nettoyage des lĂ©gumes pour arroser mes plantes.
  • J’investis dans du matĂ©riel d’arrosage « goutte Ă  goutte », micro-asperseurs, tuyaux poreux : ils consomment moins d’eau que les jets d’eau (l’arrosage d’un jardin nĂ©cessite 15 Ă  20 l/m2).
  • J’arrose le soir : ce qui rĂ©duit les pertes dues Ă  l’évaporation de 5 Ă  10 %.
  • Je bine pour aĂ©rer la terre : ce qui Ă©quivaut Ă  deux arrosages.
  • Je collecte l’eau de pluie Ă  la descente des gouttiĂšres Ă  l’aide de bidons : je m’en sers pour l’arrosage des fleurs et des pelouses ou pour laver la voiture, j’économise ainsi de l’eau potable.
  • Je lave ma voiture dans une station de lavage : ce qui nĂ©cessite 60 litres d’eau au lieu des 200 litres avec un tuyau d’arrosage.

Pour conclure cet article, je souhaite vous partager une excellente vidéo sur le sujet, de Ferme Autonome :

N’hĂ©sitez pas Ă  commenter et partager votre expĂ©rience !

A lire aussi

S’abonner
Notification pour

8 Commentaires

En naviguant sur ce site, vous acceptez ses cookies, utiles pour vous offrir la meilleure navigation possible OK INFOS

Cookies & Vie Privée