Ah ! AprÚs presque 2000 km de test, enfin je peux me poser et écrire un test de la sacoche BNA 3,6.1 de chez V8 Equipment.
J’ai failli faire un retex rapide dĂ©but d’annĂ©e, et puis j’ai voulu insister quelque temps pour vraiment y aller Ă fond et pousser l’objet dans ses limites. Maintenant, on y est ! Alors, c’est tipar !
Au sommaire, je vous propose :
- BNA 3,6.1, c’est quoi ?
- Les compartiments de la sacoche BNA 3,6.1
- Allons plus loin
- Avis sur la sacoche BNA 3,6.1
- Conclusion
BNA 3,6.1, c’est quoi ?
KĂ©zako la BNA ? C’est une banane. Et qu’est-ce qu’une banane ? Un petit sac fourre-tour, pratique, lĂ©ger, discret.
C’est une solution hyper cool pour le vĂ©lo, route, VTT ou gravel, mais pas que : la marche Ă pied, la course Ă pied, etc. En fait, on en fait ce qu’on veut, clairement !
Avec ses 3,6 litres de contenance et un bidon de 800 ml fourni, on a de quoi faire pour les sorties rapides !
Elle fait partie de la nouvelle gamme Full Black, en Poly 550 D Mesh 100% Nylon. Et elle ne pĂšse que 350 g !
L’avantage, franchement, c’est de pouvoir faire des sorties plus ou moins sportives, sans sâembarrasser d’un gros sac, ou mĂȘme juste d’un sac hydratation lĂ©ger, qui finirait tĂŽt ou tard Ă peser sur les Ă©paules.

Les compartiments de la sacoche BNA 3,6.1
En plus de pouvoir porter de l’eau ou une solution d’hydratation pour environ 1 heure d’effort, on a aussi plusieurs rangements bien pensĂ©s.
D’abord, on a une pochette velcro pour le tĂ©lĂ©phone.
J’avais peur au dĂ©but, mais il s’avĂšre que le tĂ©lĂ©phone est bien protĂ©gĂ© entre son dos et la banane. Il n’y aucun risque de le faire tomber. On vient le glisser dans son dos, cĂŽtĂ© gauche. On scratche et on l’oublie.
Sur les cÎtés
On a une grosse pochette cÎté gauche, avec des petits compartiments élastiques pour y classer ses objets.
Moi, j’y mets mon trousseau de clĂ©s (sĂ©curisables grĂące Ă une dragonne et un mousqueton), quelques piĂšces, un multitool, des rustines, etc. C’est une sorte de petite poche Ă EDC en gros.
C’est une poche zippĂ©e, plutĂŽt facile Ă ouvrir. Par contre, y piocher des trucs, c’est assez galĂšre, on verra ça plus loin !
CĂŽtĂ© droit, on a une petite pochette Ă©lastique de la taille d’une carte de crĂ©dit.
HonnĂȘtement, je ne l’ai jamais utilisĂ©e, car elle ne ferme pas et parce que je n’en ai pas eu l’utilitĂ©. En y repensant et en Ă©crivant ce retex, je m’imagine maintenant y glisser une poignĂ©e de fruit sec ou une barre de cĂ©rĂ©ales !
L’autre pochette de droite, c’est la pochette fourre-tout.
Assez grande, j’y mets une chambre Ă air de secours, j’ai mĂȘme rĂ©ussi Ă y rentrer mon coupe-vent bien en boule. Parfait donc pour tout y mettre en vrac !
Au centre
La clĂ© de voĂ»te de cette banane BNA, c’est la partie centrale.
C’est une grande partie vide, avec une grosse surface en velcro. Sur cette partie, on peut venir velcroter le rĂ©ceptacle Ă bidon !
C’est donc adaptable Ă toutes les morphologies, et rĂ©glable grĂące au cordon resserrable.
Petit plus, moi, au fond de cette poche, je glisse une mini-pompe à vélo.




Allons plus loin
Vous l’aurez devinĂ©, la sacoche BNA 3,6.1 s’attache au corps comme une ceinture, avec une grosse boucle bien solide.
Sur la gauche, la partie Ă©lastique permet d’avoir une sorte d’aisance dans nos mouvements, une libertĂ© en cas dâutilisation un peu rudeâŠ
Desserrage
Bon, par contre, je ne sais pas si c’est que je suis trop gras du bide ou trop violent, mais j’ai toujours l’impression qu’elle se desserre lĂ©gĂšrement pendant l’utilisation.
J’en viens Ă devoir tirer un peu sur la sangle pour la contraindre un peu plus Ă Ă©pouser les formes gĂ©nĂ©reuses de mon corps.
C’est pas rĂ©dhibitoire et ça doit arriver 1 fois toutes les deux heures, et c’est pas non plus dangereux ou dĂ©sagrĂ©able, c’est juste de l’ordre de l’anecdote, Ă signaler toutefois.
Le dos de la banane
La seconde partie intĂ©ressante, c’est le dos de la banane, qui s’accouple parfaitement avec le nĂŽtre. Au point de vraiment oublier qu’on a une protubĂ©rance.
Un sac Ă dos, ça pĂšse sur les Ă©paules… LĂ , on ne sent pas vraiment le poids ni le volume utile.
Il y a une sorte de couche en mousse structurelle et un tissu mesh.
On va pas se mentir, on finit quand mĂȘme par suer au bout de 30 minutes, mais ça personnellement je m’en tape ! Si je fais du vĂ©lo, c’est aussi pour suer !
Le bidon
Le bidon, bah… c’est un bidon. Pas grand-chose Ă dire : sans BPA, 100% recyclable, fabriquĂ© en France. Il me semble que c’est un bidon de chez Zefal, estampillĂ© V8.
Pour les premiĂšres utilisations, par contre, c’est assez dĂ©routant : facile Ă attraper dans le dos pour les droitiers, plus complexe Ă remettre en place. Au dĂ©but, j’ai dĂ» m’arrĂȘter pour prendre le coup de main et Ă©viter la vautre.
Pour les gauchers, je ne sais pas⊠J’ai orientĂ© le bidon Ă gauche ou mĂȘme droit comme un i, et c’est accessible. Comme je ne suis pas adroit de la main gauche, je ne peux pas certifier Ă 100% !



Attention en roulant
Pour les autres pochettes, c’est plus dĂ©licat.
C’est totalement faisable de chopper son tĂ©lĂ©phone dans le dos et le remettre.
Par contre, les pochettes, c’est du suicide de vouloir prendre un truc en roulant ! Et mĂȘme Ă l’arrĂȘt, 90% du temps, je suis obligĂ© de dĂ©crocher la ceinture.
Avis sur la sacoche BNA 3,6.1
Alors, j’ai dĂ» l’utiliser Ă peu prĂšs sur 1500 km de chemin en vĂ©lo singlespeed, et 500 km de VTT en utilisation variĂ©e : rando, terrain XC, terrain enduro, balade… Et aussi sur 200 km urbains.
Eh bien je suis bluffé !
Elle a des dĂ©fauts, certes. Il y a ce problĂšme de desserrage, trĂšs lĂ©ger, qui finit finalement par s’oublier. Et ça devient une habitude de vĂ©rifier de temps en temps que tout est bien en place.
Plusieurs fois, j’ai eu peur, souvent dans les premiĂšres utilisations, de perdre la gourde sur des passages trĂšs engagĂ©s en VTT.
Mais pas une fois je ne l’ai perdue, elle tient vraiment bien, mĂȘme en cas de chute. Car oui, je me suis viandĂ© plusieurs fois comme un sac…
Le gros avantage, pour moi, et pour vous autres aussi je pense, c’est surtout ce sentiment de libertĂ© et de lĂ©gĂšretĂ© que l’on a sans sac. Je n’irais plus jamais en arriĂšre, c’est sĂ»r !
Simple et pratique
En plus de ça, la sacoche BNA 3,6.1 demande moins d’organisation, je trouve.
Prendre un sac, le complĂ©ter, remplir une poche Ă eau, c’est tout un rituel, et une plus grosse Ă©tape mentale que de simplement prendre sa banane et remplir sa gourde.
Pour moi, une gourde de 800 ml, c’est entre 1h et 2h suivant ma sortie, parfaite pour un petit afterwork.
Il est clair qu’il faudra complĂ©ter avec un porte bidon sur le bike pour des plus grosses sorties. AprĂšs, je dis ça, vous faites comme vous voulezâŠ
Pour finir, je pense mĂȘme utiliser la sacoche BNA 3,6.1 dans des plus gros trips, sur plusieurs jours. Bien sĂ»r, je vais partir avec des sacoches de bikepacking, ma tente et le reste fixĂ© sur le vĂ©lo, mais j’emporterais la BNA pour ma soif, mon tĂ©lĂ©phone, mon kit de rĂ©paration et mes petits papiers.


Conclusion
Si vous ĂȘtes sportif, ou pas, et que vous voulez vous dĂ©barrasser de votre sac Ă dos afin de faire des sorties courtes, avoir mĂ©ga la classe, allez-y, faites vous plaisir !
La sacoche BNA 3,6.1 est une banane, conçue et développée par V8-Equipment, dans le sud de la France, en Provence.
Elle a Ă©tĂ© testĂ©e dans la poussiĂšre, la sueur, les larmes, la douleur et la satisfaction…




