Veste grand froid Carinthia HIG 2.0 : Mon avis et retour d’expĂ©rience

de Mat & Thom
Publié le : DerniÚre mise à jour le

On peut dire que le froid est arrivĂ© mĂȘme si on a pas encore eu de vrais gelĂ©es.

Cette annĂ©e j’ai dĂ©cidĂ© de troquer mon vieux pardessus rĂąpĂ© contre une belle grosse veste grand froid, la Carinthia HIG 2.0.

Qu’a t-elle de plus que les autres ?

La veste HIG 2.0 est destinée aux militaires mais aussi aux chasseurs ou aux amoureux de la nature par tous les temps.

Son gros point fort, celui qui a orientĂ© mon choix, c’est sa rĂ©sistance au grand froid.

Pour l’instant testĂ© uniquement par grands vents avec une tempĂ©rature ressentie -3°C, elle est annoncĂ©e comme confortable jusqu’Ă  -20°C (on en reparlera en janvier oĂč la tempĂ©rature tombe bien bas vers chez moi).

La veste en résumé :

  • 2 grandes poches frontales
  • 1 poches intĂ©rieure
  • 2 poches sur le haut des manches avec auto-agrippant pour insignes
  • 1 poche sur le bas de la manche
  • Des ouvertures zippĂ©es sous les bras
  • 1 capuche amovible qui peut-ĂȘtre rangĂ©e dans le col avec rĂ©glage par cordon
  • Poids : 900 g (pour une taille M)
  • Dimensions compressĂ© : 17 x 33 cm

Fruit de l’expĂ©rience de Carinthia dans les sacs de couchage grand froid, il s’agit ici d’une veste hyper technique composĂ©e de plusieurs couches de textiles lui apportant toutes les qualitĂ©s nĂ©cessaire pour affronter les Ă©lĂ©ments :

Grande qualité de textiles

La Carinthia HIG 2.0 est composée de pas moins de 5 couches différentes !

Dans ces 5 couches on retrouve trois textiles techniques et deux éléments de confort.

Couche 1 – Windstopper dĂ©perlant

Cette couche empĂȘche littĂ©ralement le vent de passer et de pĂ©nĂ©trer la veste.

C’est indispensable car c’est le vent qui fait chuter la tempĂ©rature ressentie.

L’aspect est semblable Ă  du RipStop, dont le croisillon limite la dĂ©chirure et augmente considĂ©rablement la rĂ©sistance.

MĂȘme si ce n’est pas aussi solide que du Cordura, ce matĂ©riau Windstopper est relativement rĂ©sistant aux abrasions.

Le dĂ©perlant est le compromis idĂ©al entre rĂ©sistance Ă  l’eau et poids.

Le Gore-tex est imperméable mais beaucoup trop lourd alors que le déperlant résiste et garde un poids raisonnable.

L’impermĂ©abilitĂ© Ă©tait un critĂšre dans le choix de ma nouvelle veste mais un argument m’a fait choisir ce modĂšle : elle conserve ses qualitĂ©s thermiques dans les pires conditions.

Par exemple 85% des performances thermiques de la veste sont garanties mĂȘme lorsqu’elle est complĂštement trempĂ©es.

L’avantage d’habiter dans le nord c’est que les occasions ne manquent pas pour tester l’Ă©tanchĂ©itĂ© d’une telle veste


Dernier avantage du Windstopper dĂ©perlant, il laisse passer l’humiditĂ© produite par le corps : la transpiration s’Ă©vacue et on Ă©vite l’effet cocotte minute.

Couche 2 – Thermoflect

Ce second textile technique est conçu pour bloquer et conserver la chaleur corporelle.

Le Thermoflect est principalement utilisé en médecine.

Cette membrane assure respirabilité et maintien de la température émise par le rayonnement du corps.

Couche 3 – Fibre G-Loft 

La densitĂ© de cette fibre assure une protection thermique parfaite. 

Le garnissage G-Loft est de 145g/mÂČ au niveau du corps et 110 g/mÂČ pour les bras.

Le G-Loft est trĂšs performant et confortable (poids) sous des conditions climatiques les plus extrĂȘmes.

Largement inspirĂ© des qualitĂ©s naturelles du duvet d’oie, l’isolation G-Loft est composĂ©e de fibres creuses de polyester de haute qualitĂ©.

Le gros avantage c’est que ces fibres sont Ă  mĂ©moire de forme.

Vous pouvez donc compresser la veste dans son sac de transport, les fibres retrouveront leur volume naturel lors du dĂ©ballage et donc l’isolation optimale.

En rĂ©sumĂ©, le G-Loft est chaud, extrĂȘmement compressible, et avec une longue durĂ©e de vie.

Couche 4 & 5 – Confort et doublure

Ces deux couches assurent une doublure confortable.

Quand on enfile la veste on a tout bonnement l’impression de rentrer dans un duvet bien chaud !

Grande qualité de finitions

Les fermetures éclaires YKK sont thermosoudées et surtout étanches !

Elles ne laissent pas passer le vent.

La thermosoudure permet de ne pas crĂ©er de pont thermique contrairement au traditionnel piquage d’un fil.

Le soucis du dĂ©tail : une fois fermĂ©e, la languette est confinĂ©e dans un petit fourreau pour garantir l’Ă©tanchĂ©itĂ© thermique de la veste.

Chaque manche dispose d’un emplacement velcro femelle gĂ©nĂ©reux (87 x 147 mm) pour accueillir des patchs.

La veste est ample mais bien taillée.

Elle descend bien sur les fesses pour éviter le froid du bas du dos.

Les manches sont bien pensĂ©es et la coupe au niveau des coudes permet de ne pas ĂȘtre « engoncé ».

Les mouvement restent libres malgrĂ© l’Ă©paisseur de la veste.

Deux ouvertures, une sous chaque bras, permettent de réguler la température du corps en cas de réchauffement.

Vous pouvez ainsi ventiler un peu sans vous exposer trop aux intempéries.

Ces fentes zippĂ©es sont aussi les bienvenues pour accĂ©der aux poches de votre couche intĂ©rieure (une softshell par exemple) ou pourquoi pas Ă  un holster.

Je m’en sers pour me rafraichir quand je passe d’une situation statique Ă  une situation plus physique.

Il existe tout un tas de cordons Ă©lastiques munis de bloqueurs et d’arrĂȘts trĂšs sobres.

En tout, il y a quatre cordons rĂ©glables pour la capuche, un pour le col et deux pour la ceinture.

Ils sont rĂ©partis sur l’ensemble de la veste pour ajuster au mieux la coupe Ă  votre morphologie.

Un bon point, la capuche est elle aussi munie de ces rĂ©glages (avec dispositif d’ajustement via les poches latĂ©rales hautes) pour Ă©pouser au mieux votre tĂȘte, avec un bonnet ou mĂȘme un casque.

Le petit plus

La veste est livrĂ©e dans une pochette de protection rectangulaire avec en plus un sac de compression.

Une fois insĂ©rĂ© dans ce sac, la HIG 2.0 ne prendra pas plus de place qu’un cylindre de 33 cm de haut par 17 cm de diamĂštre, idĂ©al pour le transport !

Ce que je pense de cette veste :

Avant les grands froids de janvier / février, je voulais vous livrer un premier avis.

J’aurai attendu un peu si je n’avais pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© conquis par cette veste.

Ce qui a orientĂ© mon choix c’est le rapport poids / isolation.

J’avais depuis une petite dizaine d’annĂ©es une grosse veste Gore-tex BlaklĂ€der assez chaude mais surtout super lourde.

La veste grand froid Carinthia HIG 2.0 tient plutĂŽt bien ses promesses pour le moment elle est le bon compromis entre chaleur, Ă©tanchĂ©itĂ©, coupe et praticitĂ©.

J’apprĂ©cie vraiment le confort global et tous les petits plus qui font que ce modĂšle s’adapte bien Ă  ma morphologie.

Le col remonte bien haut et est assez large pour porter un shemagh ou une écharpe au besoin.

Au dĂ©part elle parait un peu « grosse » au niveau du ventre mais il s’avĂšre que la souplesse du tissu et la compression des fibres permet d’ĂȘtre libre de ses mouvements.

Les poches de biceps et de poignet sont pratiques et accessibles, une fois de plus le tissu est souple, on est loin du Cordura qu’on galĂšre Ă  zipper et dĂ©-zipper.

ComparĂ©e Ă  la MIG 2.0 ce modĂšle propose une capuche escamotable, qu’on peut ranger dans le col.

C’est bien en demi saison ou simplement quand il ne pleut pas !

Bon, ma conclusion ?

Ce n’est pas une surprise, on n’a pas froid avec Carinthia.

Mais là, en plus de ce confort thermique, on retrouve une véritable liberté de mouvement.

On voit bien que c’est pensĂ© pour l’action sur le terrain.

Elle peut paraitre un peu fragile et je n’irai pas dans les ronces avec, mais ce n’est pas le but.

Si besoin, j’emporte ma smock bw que j’enfile par dessus !

A lire aussi

S’abonner
Notification pour

2 Commentaires

En naviguant sur ce site, vous acceptez ses cookies, utiles pour vous offrir la meilleure navigation possible OK INFOS

Cookies & Vie Privée