Voici une petite recette de grand-mĂšre, pour une cire trĂšs simple, pas chĂšre et surtout redoutablement efficace.
Une cire… pour quoi faire ?
Cette cire est idĂ©ale pour le bois, le cuir mais aussi pour protĂ©ger des mĂ©taux de la rouille (je l’applique par exemple sur l’enclume de ma forge artisanale).
AppelĂ©e cire d’antiquaire, encaustique ou cire d’abeille, c’est ni plus ni moins le mĂ©lange de 2 (ou 3) ingrĂ©dient simples.
Vous pouvez la rĂ©aliser plutĂŽt liquide pour le traitement en profondeur ou pĂąteuse pour un traitement d’entretien et de surface.
La texture varie en fonction du dosage.
Ingrédients
Vous pouvez partir sur un mĂ©lange Ă©quitable de cire d’abeille bio (c’est mieux, s’il n’y a rien d’autre que de la cire naturelle) et de tĂ©rĂ©benthine :
- 1/2Â cire d’abeille
- 1/2 térébenthine
Mais je vous conseille d’ajouter de l’huile de lin et de rĂ©duire la part de mĂ©lange pour avoir une cire moins liquide :
- 2/3 cire d’abeille
- 1/3 mélange (1/2 térébenthine + 1/2 huile de lin)

Recette
Alors ce n’est vraiment pas compliquĂ©, il vous suffit de suivre ces Ă©tapes :
- Préparez vos ingrédients et un contenant de type pot de confiture.
- RĂąpez Ă l’Ă©conome la cire d’abeille
- Faites fondre la cire rùpée au bain marie
- Lavez votre contenant Ă l’eau bouillante et essuyez-le
- Versez votre mélange térébenthine + huile de lin
- Incorporez la cire d’abeille fondue
- Mélangez
VoilĂ : votre cire est prĂȘte.
Laissez tout de mĂȘme refroidir, avant de vous en servir.
Si aprÚs quelques heures, elle durcit, utilisez la telle quelle ou « détendez là  » un peu au bain marie.
DerniÚre petite information : cette cire est non périssable !




Caillebotis métallique : un vrai soutien sous vos pas pendant la fabrication de cire
Il y a des ateliers qui racontent des histoires avant mĂȘme quâon allume la lampe.
Un parfum de cire chaude flotte encore dans lâair, les outils dorment Ă moitiĂ© sur lâĂ©tabli, un morceau de cuir attend son tour⊠et puis il y a le sol. Pas nâimporte lequel !
Une grille robuste qui laisse passer la poussiÚre comme si elle effaçait les traces du geste précédent.
Câest lĂ , entre deux pas, quâon remarque la prĂ©sence rassurante du caillebotis mĂ©tallique â jamais spectaculaire, mais toujours au bon endroit. Il disparaĂźt presque sous la lumiĂšre, pourtant ce sont lui et son ombre qui dessinent les limites du terrain de jeu.
Quand on fabrique une cire maison, ce genre de dĂ©tail change le rythme des choses. On rĂąpe, on fait fondre, on mĂ©lange⊠et le sol absorbe simplement ce qui tombe. Pas de frottage frĂ©nĂ©tique, pas de traces collĂ©es quâon dĂ©couvrira trois jours plus tard.
GrĂące au caillebotis mĂ©tallique, lâespace reste disponible, presque nu, prĂȘt Ă accueillir la suite. Toute la magie vient de ce panneau ajourĂ© en acier galvanisĂ© qui laisse la cire refroidir sans se figer dans un coin, qui Ă©vacue les poussiĂšres sans quâon ait Ă interrompre le geste.




