PREPPERS, c'est quoi?

mat | le 09/10/2013

preppers

Preppers, ou le besoin d’être simplement prévoyant de la part de certains individus ainsi que de se distancier des connotations sectaires, extrémistes, et/ou ultra-individualistes collant au survivalisme, en particulier aux États-Unis, a donné naissance au terme « prepper » (de prepping : diminutif informel de « se préparer »).

preppers

Ainsi des réseaux de « preppers » ont vu le jour au Canada et aux États-Unis (comme l’American Preppers Network) et de plus en plus en France. Ces développements ont conduit Gerald Celente, le fondateur du « Trends Research Institute » à relever l’émergence de ce qu’il appelle le Néosurvivalisme. Il définit ce phénomène dans une interview accordée à Jim Puplava en décembre 2009 :

(dans) les années ’70, la seule chose que l’on voyait était un seul élément du survivalisme : la caricature, le gars avec son AK-47, se dirigeant vers les collines avec assez de munitions, de porc et de haricots pour traverser la tempête. Le Neosurvivalisme est très différent de ça. On observe des citoyens ordinaires, prenant des initiatives futées, se diriger dans un sens intelligent afin de se préparer au pire. (…) Il s’agit donc d’un survivalisme de toutes les façons possibles : cultiver soi-même, être auto-suffisant, faire autant que possible pour se débrouiller aussi bien que possible par soi-même. Et cela peut se faire dans des zones urbaines, semi-urbaines ou à la campagne. Cela veut dire également : devenir de plus en plus solidement engagé avec ses voisins, son quartier. Travailler ensemble et comprendre que nous sommes tous dans le même bain. Le meilleur moyen d’avancer c’est en s’aidant mutuellement.(…)

Selon une étude de Bertrand Vidal, une évolution du survivalisme s’est bien produite au début du xxie siècle :

si au départ l’on pouvait dire qu’il existe une unique population survivaliste qui pouvait se définir racialement, politiquement, économiquement et autres, aujourd’hui le mouvement est protéiforme, multiple, trans-générationnel. Tout le monde peut, un jour, devenir survivaliste.
Le « prepper », s’il ne diffère pas du survivaliste quant aux pratiques mises en œuvre pour la survie (…), la préparation au pire se présente plutôt comme un mode de vie, une attitude quotidienne que comme un moyen de survie.

L’étude cite le survivaliste français Vol West, vivant aux États-Unis :

Quand je stocke six mois de nourriture comme le faisaient nos ancêtres, ce n’est pas dans l’anticipation de la fin du monde, mais bien dans une intention d’indépendance face à un système juste-à-temps.

C’est quoi votre définition?

  • Benoit Devault

    De par sa nature l’être humain à toujours été un preppers….tout les jours on se prépare à quelque chose….son lunch et notre matériel pour le travail….financièrement on calcule et on prépare notre retraite….on se prépare à la venue d’un enfant….la démarche preppers au sens de la survie à réellement débuté dans les années 1970 alors que les USA on annoncé qu’un jour prochain il y aurait un choc pétrolier et que tout le système s’effondrerait….là certaine personne ont commencé à réagir….de nos jours avec l’économie au plan national et international on voit que ça va de plus en plus mal….moi ça fait environ 2 ans que je me prépare….pour l’instant j’ai à peu près 6 mois de vivre….avec la chasse..la pêche…les récoltes…je pourrais peut-être étirer mes réserves à un an mais après…..mon plus gros souci….je n’ai pas de BAD alors à part mes 3 BOB en cas de pépin je suis un petit peu dans la merde!!!

    • merci de ton retour.
      Il faut maintenant travailler sur l’autonomie… 🙂

  • Hobbes

    La nuance entre Preppers et survivalistes « historiques » est, à mon sens, encore mince. Se préparer…à quoi ? Au pire.. donc à un évènement suffisamment déstabilisant pour mettre en danger des existences. Donc, se préparer à survivre ! Le léger glissement de terme est insuffisant à rendre pleinement compte de la nouvelle approche de la matière. Il serait plus juste d’évoquer le « Responsabilisme », philosophie visant à se rendre responsable, de soi et de ceux dont on a la charge. Ceci, au sens premier du terme, celui de « répondre » aux évènements. Il s’agit en fait de cela : se placer et maintenir en capacité de répondre aux évènement, la réponse étant variée selon l’individu, mais toujours antagoniste de « subir ». Des personnes comme Vol West et des sites comme celui-ci ou Olduvai évoquent cette nouvelle approche, visant avant tout à se réapproprier les actes élémentaires de l’être humain, les notons fondatrices de l’animal social. C’est en parcourant ces échanges que l’on se distancie clairement du survivaliste télévisé, celui dont la folie fait le bonheur des médias avides de choquant, ces communautés rednecks des Etats du sud, filmées en train d’apprendre à des gamins de 5 ans à manier la Kalach ou le M16 pour défendre une pile de conserves dans un bunker et, en filigrane, perpétuer une race, une ethnie, une croyance… Cette autre approche prône au contraire la responsabilité individuelle pour ne pas peser sur les systèmes, dans les évènements majeurs, ne pas perdre sa civilité en arrachant au voisin le contenu de son caddie.. Mes stocks sont une condition de survie, mais à quoi bon cette survie si elle est hantée du souvenir des proches, voisins, amis, morts d’imprévoyance ? Alors ces stocks serviront à ma famille, mais plus largement à un clan, groupe social recomposé…

    • Hugo

      T’as eu le courage d’écrire tous ça ? OMG

  • Hobbes

    C’est d’ailleurs cette notion de retour à la responsabilité individuelle qui pose le pus de difficultés à nombre d’entre nous et explique le succès des discours et sites principalement axés sur la dimension « combat / armement » ou sur les derniers matériels de randonnée extrême. Il est infiniment plus simple de s’envisager pourfendre l’alien, le délinquant émeutier ou la force d’occupation que de de voir affronter son propre attachement, quasi-viscéral, aux éléments de confort moderne, dont on sait pertinemment la nocivité, tant physique que sociale. Il est terriblement tentant de se concentrer sur les stocks de conserves et les barres énergétiques révolutionnaires qui vont équiper l’EDC ou le BOB, plutôt que de se mettre en condition d’avaler graines ou insectes et se lancer réellement dans la production de sa nourriture, en révisant au passage la composition de son bol quotidien et la place énorme qu’y ont pris les viandes, graisses, sucres… Alors, en définitive, s’il est un effort qu’un Prepper, ou quel que soit le nom que l’on se donne, doive accomplir en entrant dans cette voie, c’est d’accepter de s’examiner honnêtement et mesurer sa capacité ou volonté à bouger radicalement ses bases…sans cela, sans ce prime effort, la définition du Prepper est assez simple : un asservi dont on a rallongé la chaîne..

  • Deres

    Le survivaliste se préparait uniquement pour la fin du monde actuel.
    Le preppers généralise cette préparation face à tous les événements imprévus beaucoup plus bénins.

    Les événements auxquels ils se prépare sont par exemple à un accident ou une panne de voiture, un accident climatique menant à une panne prolongée d’électricité ou d’eau courante, … Par exemple, un preppers va toujours avoir dans sa voiture de quoi passer la nuit dans sa voiture (eau, nourriture, couvertures). C’est un peu comme quand vous avez des enfants en bas âge, lors des sorties mêmes courtes où cela n’est pas nécessaire normalement, vous emmenez quand même des changes, à manger, à boire, le doudou, … Car vous savez qu’en cas de changement de plan imprévu, cela sera vite compliqué sans tout cela.

    Le but des « preppers » est donc d’être prêt en cas d’imprévu car ils ont anticipé la situation même improbable.

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