Objectif 2070 -Survie de l'espèce humaine – Les 50 ans décisifs

Tom | le 01/10/2016

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Pourquoi l’espèce humaine pourrait s’éteindre bien plus tôt que nous le pensons?

En effet si nous ratons les 50 prochaines années, l’espèce humaine aura disparu dans 150 à 200 ans.

Tous les scientifiques s’accordent à dire que nous sommes entrés dans l’air de l’Anthropocène. Ce terme correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l’écosystème de la Terre. Elle a débuté dans les  années 1800 quand les hommes se sont mis à utiliser massivement les énergies fossiles pour assurer leur développement. La précédente ère basée sur les évolutions géologiques, l’holocène, a duré 10 000 ans.

Nos activités réchauffent le climat planétaire d’une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels. Nous avons entamé la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse inconnue jusque là dans l’histoire de la terre. Celle-ci a déjà connue cinq grandes extinctions de masse. La plus importante d’entre elles, l’extinction du Permien, il y a 245-252 millions d’années, a vu 95% de la vie marine disparaître ainsi que 70% des espèces terrestres.

La vie va nous survivre mais  nous menaçons notre propre existence avec un acuité qui n’a d’égal que notre capacité à le nier.

Bon on va dire que j’exagère, que je suis alarmiste.  On peu donner son sentiment à l’envie, mais il y a une chose qui ne trompe jamais ce sont les faits, il suffit de les examiner pour comprendre les choses.

Alors regardons les faits en détail :

La Démographie

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Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a conclu un rapport en 2009 sur l’état de la population mondiale (présenté à la conférence de Copenhague), que le réchauffement planétaire ne pourra être endigué que par une réduction massive de la population mondiale. Par ailleurs le rapport estime que les ressources de la planète, tant en terme alimentaire qu’énergétiques peuvent assurer de manière durable que pour un maximum de 5 milliards de terriens.

 

Conclusion  reprise quasiment au même moment  par la London School of Economics (LSE) à la demande d’une ONG britannique (de l’Optimum Population Trust (OPT) ) militant pour réduire la population mondiale . La LES estimait que le moyen le moins coûteux de résoudre le problème du réchauffement planétaire serait de réduire la population mondiale à 6 milliards  d’individus d’ici 2050.

Malheureusement la majorité des projections prévoient que la population devrait atteindre 9 milliards d’ici cette date. Ce qui voudrait dire réduire la population  de  3 milliards de personnes en à peine plus de 30 ans !

Au-delà de ces conclusions, il faut garder à l’esprit que tous les terriens ne sont pas équivalents en terme d’impact carbone et environnemental.  Le nombre d’habitants d’un territoire et leur impact sur l’environnement diffère en fonction du mode de vie. Un bébé américain est responsable de l’émission de 1 644 tonnes de CO2, c’est-à-dire 5 fois plus qu’un Chinois et 91 fois plus qu’un Bangladais.  Facteur aggravant pour les Américains, leur espérance de vie est relativement élevée (78 ans contre 72,9 ans pour la Chine et 62,8 ans pour le Bangladesh).

Les Ressources

Quel que soit le seuil de population, il n’est nul besoin d’être un éminent sociologue ou statisticien pour comprendre que 5 milliards d’individus consomment plus que 3 et moins que 9.  Pour bien mesurer les possibilités de notre planète à nous assurer la pérennité il apparait utile de faire un état de nos ressources.

Elles sont au nombre de 4 :

1- Alimentaires

l’alimentation de l’homme est assuré en majorité par la culture, puis par l’élevage et la pêche.

En 2014 les surfaces cultivables représentaient environ 37% de l’ensemble des terres émergées. Mais le stress hydrique lié à l’irrigation intensive, à la consommation humaine, ainsi que l’érosion et l’urbanisation conduit à une perte d’environ 140 000km2 par an au niveau mondial (soit environ 1/5 ème de la surface de la France chaque année)

Par réaction les populations ont tendance à déforester pour compenser, aggravant sans le savoir le phénomène car les forêts ont un facteur de régulation des ressources hydriques au niveau local, régional et planétaire.

D’une manière générale plusieurs études ont conclu que ces dégâts environnementaux sont amplifiés à la mauvaise utilisation des terres (productivisme, surexploitation, empoisonnement aux pesticides, destruction, érosion grave, salinisation ou dé-fertilisation des sols)

Actuellement 1 milliard d’êtres humains ne mangent déjà pas à leur faim. Si la production agricole était répartie correctement on pourrait nourrir les 7 milliards d’habitant présent sur place avec une alimentation équilibrée sur une base de 2400 Kcal par personne et par jour.

La réalité est que certaines terres sont impropres à la culture et que 1, 3 milliards d’habitant sont obèses (dont plus de la moitié dans les pays en voie de développement) et consomment plus de 4000 Kcal par jour, là où le milliard de mal nourri plafonnent à 1200 Kcal/Jr. Le plus dramatique est que les projections indiquent que les deux extrêmes vont être de plus en plus nombreux et d’ici 2050 ils seront respectivement à 3,3 milliards pour le premier et 2,4 milliards pour le second.

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Nous mangeons chaque année 142  milliards d’animaux ( de la poule au bœuf) pour environ 312 millions de tonne de viande.  En moyenne 100 grammes de viande c’est 250 Kcal (de 150 pour du poulet à 350 pour du porc).

Il faut donc 7 kilos de végétaux pour faire un kilo de viande . A titre d’exemple il faut 320 m2 de surface cultivable pour produire un kilo de bœuf. L’augmentation de la production bovine est responsable de 80% de la déforestation amazonienne. Il faut également 1500 litres d’eau, là où du riz en demande 200 et des pommes de terre 540.

En 2050 avec l’accroissement évoqué de la population de son mode d’alimentation on consommera environ 540 000 000 de tonnes de viandes. Je vous laisse imaginé de l’impact de cette augmentation sur les surfaces cultivables et sur les rejets de méthane dues aux déjections animales, ce charmant gaz ayant 4 fois plus d’effet de serre que le Co2…

Si nous atteignons ce chiffre astronomique il n’est pour l’instant pas établi que les 590 millions d’hectares potentiellement cultivable sur terre suffisent.

D’autant que la surface cultivable n’est pas le seul paramètre à prendre en compte en terme de production alimentaire. Il y a un point qui est souvent négligé ou balayé d’un simple revers de main  alors qu’il est primordial :

2- l’eau

L’eau potable représente moins de 2% de toute l’eau présente sur la planète mais la majorité est piégée dans les glaciers et banquises laissant 0,01% d’eau douce disponible (ça fait pas beaucoup en fait..)

Et le pire ce que ce n’est pas une ressource renouvelable à l’échelle d’une vie, on parle de temps géologiques (plusieurs milliers d’années)

A l’heure actuelle, même si la dernière décennie a vu une grande amélioration, plus de 700 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable et 22 millions de personnes meurent chaque année en raison d’une eau polluée ou impropre à la consommation.

Dans le même temps dans les pays développés la surconsommation d’eau pour l’agriculture  (70% de la consommation mondiale) et l’usage humain courant dégrade voir détruit les nappes phréatiques et sources.

Un des pires exemples actuels est le lac Mead dans le Colorado. Ce lac immense  (640 km 2 pour environ 45 km3 d’eau quand il est plein) approvisionne une surface équivalente à la France avec 40  millions d’habitants. Au cours des 12 dernières années les effets conjugués de la baisse des précipitations et de l’activité humaine avec notamment l’alimentation de Las vegas qui consomme à lui seul les 2/3 du débit du lac ont fait chuter de manière alarmante le stock d’eau tombant à 3 km3 d’eau.

D’ici 6 ans le lac Mead ne sera plus en mesure de fournir la région qui dépend de lui et cerise sur le gâteau au cyanure, les turbines hydroélectriques du barrage hoover qui ferme ce lac s’arrêteront faute d’un niveau suffisant, plongeant une partie de l’Arizona, du Nevada et la ville de Los Angeles dans le noir….

Les photos sont édifiantes

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Second exemple, américain toujours: dans le Midwest américain, par exemple, 200 000 puits ont été creusés pour irriguer 3 millions d’hectares. La nappe d’Ogallala, qui s’étend du Dakota du Sud jusqu’au Texas (soit une superficie équivalente à la France), se vide ainsi 8 fois plus vite qu’elle ne se remplit !!!

Mais le monde compte des dizaines de lac Mead  ou de nappes Ogallala et de sources qui subissent le même sort.

Ce tableau peu engageant vous indique à quel point nourrir la population de 2070 n’est pas un fait acquis.

Une autre ressource fait l’objet de sur exploitation par l’homme au point de menacer son mode de vie.

3- l’Énergie :

Notre monde moderne est énergivore jusqu’à la boulimie.

Nous consommons chaque année 15 650 Terra-watts- heure d’énergie, que ce soit pour se chauffer, regarder la télé, faire avancer les voitures et camion. Les 440 centrales nucléaires de la planète produisent seulement 2588 TW/H. Le reste provient du charbon, du pétrole, gaz, et dans une moindre mesure de l’éolien, du  solaire et du bois.

Il y a environ  200 constructions de centrales nucléaires de planifiées sur le globe, ce qui si elles étaient toutes construites nous laisserait à peine 31 ans de réserves d’uranium( le combustible de ces unités de productions)

En 2050, avec une population aux alentours de 9 milliards dont les 3/4 dans des pays en voie de développement les besoins annuel en énergie auront doublé soit 30 000 Tw/h environ.

Les réserves totales d’énergies non renouvelables sur terre sont estimées à 1 400 000 Tw/h. Bon cela laisse quelques années devant nous me direz vous. En fait, si on calcul avec le rythme actuel, c’est moins de 100 ans et si on se cale sur la consommation théorique de 2050, cela fait moins de 50 ans. Donc au pire en 2100, les réserves seront toutes vides : pétrole, charbon, gaz…

En si l’ont se fie aux chiffres de l’Agence Internationale de l’Energie au rythme actuel il nous reste environ 51 ans de stock de pétrole (encore que tous les pays producteurs ont tendance à surestimer leurs réserves pour peser dans le marché mondial – on écoute plus le numéro un que le numéro 10), 55 ans pour le gaz et 100 pour la charbon.

Pour contrer cette pénurie les énergies renouvelables sont amplement suffisantes puisqu’une journée d’ensoleillement produit 40 fois la consommation annuelle d’énergie pour 2050. Si on ajoute l’éolien, la géothermie et la biomasse, on est à l’abri de la pénurie mais le problème se situe dans le stockage et la distribution. Deux écueils que l’on peu contourner si on y met les moyens et à l’heure actuelle c’est loin d’être le cas.

En outre en terme de solaire photovoltaïque le procédé est dépendant de l’usage de minerais rares comme le thallium dont nous aurons épuisé les ressources en ….2030.

Si l’on considère que les pistes de survie de nos sociétés passent par la technologie on se rend compte qu’au rythme où l’on exploite nos ressources, nous n’en aurons probablement pas assez pour aller au bout de notre démarche.

4- Les minerais.

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A l’heure actuelle nous exploitons plus de 3 milliards de tonne de minerai de fer par an, notamment pour produire l’acier nécessaire à beaucoup de construction et plus basiquement aux outils qui nous servent à travailler.

Hors à ce rythme là nous aurons vidé toutes les réserves en 2090.

L’or utilisé en électronique, fin des ressources en 2030, année qui verra les fins de stock de l’iridium,  du plomb, de l’antimoine, palladium, terbium et autres terres rares tant nécessaires à nos nouvelles technologies.

Les décennie suivantes ne s’annoncent pas plus rassurante, la fin de ce siècle verra l’épuisement du pétrole, de l’uranium, du zinc, du nickel et du gaz naturel.

Comme on viens de le voir de manière résumé, le terme d’Anthropocène n’est pas une vue de l’esprit mais au delà de l’impact environnemental de l’action de l’homme ce dernier agi aussi sur son propre mode de vie.

Géopolitique et tensions sociales

La démographie allié à une urbanisation effrénée (5 milliards d’urbains en 2050), les problèmes d’approvisionnement en eau, d’accès à la nourriture, les modifications climatiques entrainant des mouvements de population vont faire éclore de nouveaux conflits.

L’onu conduit de nombreuses études, l’une d’elle parue dans la plus grande indifférence en 2011 prédit que la dégradations des sols en Afrique et en Asie va occasionner le mouvement de prés d’un milliards d’individus. Quand on voit  les problèmes l’arrivée de 350 000 migrants en europe en moins de deux ans. Imaginez l’impact d’un tel afflux de population, des tensions et conflit qui vont de facto en découler avec le risque de déstabilisation d’états ou de région complète, dégradant du même coup l’accès aux moyens de subsistance dans ces endroits.

L’accès aux ressources de quelques nature que ce soit va augmenter de manière exponentielle au fur et à mesure de leur raréfactions.

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L’occident va cesser d’être le moteur économique. La chine à conduit sa révolution industrielle et économique en seulement 30 ans là où il avait fallu 150 ans à l’europe mais avec 100 fois plus de monde. Un peu avant 2030 la chine sera la première puissance économique mondiale suivi de prés par l’Inde et dans une moindre mesure par le Brésil. L’Europe, les Usa et le Japon vont décliner en raison du vieillissement de la population. Dans les pays émergent apparaitrons des tensions en raison du grand écart entre pauvres et riches.

Les années 2030/2050 vont voir se multiplier les guerres locales. Un rapport de la CIA met aussi en avant l‘augmentation des conflits dans les pays ou les ressources naturelles comme l’eau et la terre sont très limitées, et dont les populations sont très jeunes. Trois régions, le Moyen Orient, l’Afrique Sub-sahariene et l’Asie du Sud-Est sont dans ce cas de figure.

Dans un autre domaine la chine qui va voir une raréfaction importante de ses ressources (une grande partie de ses terres n’est pas cultivable, ils ont déjà des problèmes d’approvisionnement en eaux prévoit clairement un scénario d’expansion territoriale et pour se faire modernise et agrandi son armée. Elle a atteint 156 milliards d’Euro de dépense l’an dernier, derrière les usa avec 456 milliards (dont la moitié pour financer les conflits où elle est impliquée). Et le budget prévisionnel chinois table sur 15% d’augmentation annuel sur 10 ans ; ce qui veut dire qu’elle aura dépassé les usa en 2022.

Dans ses vues, l’Asie centrale qui concentre une grande partie des ressources pétrolière gazière et minière de la Région. Elle travaille d’ors et déjà au kazakhstan en détenant 20% des des sites de production de pétrole et en armant les Ouighour, une population a visée indépendantiste répartie de part et d’autre de la frontière sino-kazak. Une « annexion » du kazakhstan est une stratégie possible quand on est numéro un mondial en terme d’économie et militaire. Il n’y a qu’à voire ce qu’à pu faire au Dombass la Russie, dixième puissance éco du monde, mais avec une armée volumineuse et déterminée.

Et cette zone n’est qu’une parmi tant d’autres à la surface du globe.

Corollairement à ces mouvements de populations les risques de pandémie type Sras, H5n1 ou Ebola vont augmenter avec des effets pervers dus aux mouvements anti-vaccination. Une projection de l’Oms estime qu’avec la globalisation et l’urbanisme galopant, un agent pathogène contagieux, avec un taux de mortalité de 1%, se propagerait dans le monde entier en moins de six mois et ferait 3 à 4 millions de victimes. Quand on sait que le H5N1 à un taux de mortalité de 60 % des personnes infectées, je vous laisse imaginer le nombre de victimes.

L’ONU estime que d ici 2050 plus d’un milliards de personnes vivront dans une zone en conflit armé. Le terrorisme quand à lui devrait diminuer mais être plus meurtrier notamment par le biais de l’accès à des armes de destruction massives (bactériologiques)

 Nous venons d’expliquer que notre croissance démographique,  notre main mise sur les terres et les mers, notre tendance à la surconsommation, nos activités industrielles gourmandes et polluantes, sont un désastre pour le reste de la biosphère et notre vie fragile n’aura bientôt plus sa place dans ce qu’il va advenir de notre écosystème. Et comme si cela ne suffisait pas notre mode de vie nous pousse à vouloir s’accaparer les ressources restantes dans des conflits de la dernière chance.

La conclusion de tout cela est que Notre espèce à très probablement atteint son pic de Hubert mais la question est quand et à quelle vitesse le déclin s’annonce-t-il ? Et allons nous réagir à temps et suffisamment pour voir la survie de notre espèce sur cette planète.

Réponse en 2070 pour ceux qui sont en âge d’espérer être encore vivant.

Comme l’a si bien dit Jacques Ruffié : Aucune culture, aucune religion, aucune civilisation n’est à l’abri de la destruction.

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