COMMUNIQUER

Tom | le 04/03/2014

EN BREF

Il existe un tas de manière de communiquer mais le jour ou ça sera le chaos, exit les Facebook, les iPhones et les satellites…

Il sera de plus en plus complexe de communiquer sur de longues distances, voire impossible… Il existe pourtant des méthodes alternatives demandant peu de moyens techniques pour transmettre des informations. Avant toute chose, sachez que communiquer, et donc entrer en relation avec d’autres survivants, peut s’avérer bénéfique mais peut aussi parfois être un peu compliqué, barrière de la langue, mauvaise communication… Bref, entrainez vous dès maintenant!

Accès rapide
- COMMUNICATION MATÉRIELLE
   - COURTES DISTANCES
   - MOYENNES DISTANCES
   - LONGUES DISTANCES
- COMMUNICATION GESTUELLE 
   - COURTES DISTANCES
   - MOYENNES DISTANCES
   - LONGUES DISTANCES
- MARQUER SON PASSAGE
- CONCLUSION


COMMUNICATION MATÉRIELLE

Dans cette partie, nous partons du principe que vous avez accès à une source d’énergie suffisante pour recharger vos appareils de communication. Nous aborderons néanmoins quelques méthodes traditionnelles ne nécessitant pas de matériel électrique.

– COURTES DISTANCES

Sur les courte distances, de 100m à 15Km, utilisez les talkies-walkies. En dessous de 100m, la voix portera suffisamment mais si vous devez rester discret alors utilisez le langage des signes ou le talkie. Il existe un grand nombre de modèles classés suivant leurs caractéristiques : loisisr, pro, pro avec licence.

Si vous n’avez pas le choix, alors prenez ce qui vous passe sous la main. Si vous pouvez choisir, optez pour un modèle pro avec licence. Sans trop entrer dans le détail, les modèles pro fonctionnent comme bases et relais sur la bande VHF ou UHF. Si votre talkie a une porté de 14Km et que votre interlocuteur se trouve a 14Km de vous, alors vous pourrez communiquer jusqu’à 28Km. Si vous ne comprenez pas, dites-vous juste qu’il sera de meilleurs qualité et aura une portée maximale. La liaison est une liaison half duplex, comprenez que la communication se passe dans les deux sens, mais pas simultanément. Vous devrez parler à tour de rôle. Instaurez alors un code d’appel : Jean-Jacques veut parler à Patrice, il dira donc « JJ pour Patoche » et Patoche répondra « Oui JJ, je te copie, là, à toi »; le « à toi » servira de ponctuation. Soyez bref et concis, ça évitera toute mauvaise compréhension. Contrôlez bien le volume de votre récepteur, il serait dommage de recevoir un appel du genre « JJ pour Patoche, tu ramènes tes miches, on a fait du ragoût » alors que vous êtes sur le pont de pécher un saumon à mains nues. Avant chaque départ, vérifiez-bien votre niveau de charge et accordez-vous sur les canaux à utiliser.
Bon à savoir, désigné aussi canal emergency 161,300 MHz, le canal E (bande VHF) est le canal d’urgence utilisé en montagne et, par extension, en moment de détresse. Il se peut que le caractère unique de ce canal se répande internationalement. En cas de besoin, réglez-vous sur cette fréquence et annoncez à l’aveugle votre nom, position, état, environnement…

– MOYENNES DISTANCES

Sur des distances moyennes de 15 à 100Km, vous utiliserez les VHF (et UHF si possibilité) via un équipement radioamateur. Avec près de 3 millions de licenciés dans le monde (14500 en France), vous avez des chances de trouver du matériel en cherchant un peu. Vous pouvez aussi passer par des radios locales et augmenter leur portée, simplement parfois en tournant un bouton (testé par mat à la radio RFB, radio Fouras-les-Bains).

C’est un peu compliqué mais vous pouvez vous en sortir avec quelques notions de base :

Les radioamateurs utilisent différents modes de transmission pour communiquer. Les communications en téléphonie (transmission de la voix) sont les plus courantes. Elles peuvent être réalisées, par exemple, en modulation de fréquence (FM) pour une bonne qualité de son ou encore en bande latérale unique (BLU) qui permet une bonne efficacité avec une qualité du son et une bande passante réduites.
La radiotélégraphie (CW, abréviation de Continuous Wave) qui utilise le code Morse est une activité qui date des tous premiers temps de la radio. Aujourd’hui, la technologie a fait disparaître le code Morse de presque toutes les communications et son apprentissage n’est plus obligatoire pour la licence de radioamateur dans la plupart des pays. Cependant, beaucoup de radioamateurs continuent d’utiliser le code Morse, en particulier sur les bandes décamétriques, ou pour des expérimentations comme la réflexion sur la Lune (Moon Bounce) en raison de son efficacité. De plus, un code international autorise des contacts avec le Monde entier en s’affranchissant de la barrière linguistique. Dans chaque bande radioamateur, des plages de fréquences sont réservées par l’IARU à ce type de transmission. (source)

Il existe un tas de modules plus ou moins complexes mais rassurez-vous, parfois un simple émetteur trouvé dans une carcasse d’avion remplira très bien son rôle (astuce : montez dans un arbre pour déployer l’antenne, vous augmenterez la portée de l’émission).
Vous aurez certainement besoin d’être clair et précis, voici l’alphabet phonétique international:

A Alpha, B Bravo, C Charlie, D Delta, E Echo, F Foxtrot, G Golf, H Hotel, I India, J Juliet, K Kilo, L Lima, M Mike, N November, O Oscar, P Papa, Q Quebec, R Romeo, S Sierra, T Tango, U Uniform, V Victor, W Whiskey, X X-ray, Y Yankee, Z Zulu.

– LONGUES DISTANCES

La communication radioamateur peut être efficace sur de très longues distances, bien au-delà de 100 Km jusqu’à quelques milliers… mais elle nécessite un équipement très important et des relais actifs. Au-delà de quelques centaines de kilomètres, la communication devient très complexe. Vous pouvez imaginer utiliser un pigeon voyageur mais encore faut-il en avoir un et savoir où l’envoyer… Utilisez les systèmes téléphoniques traditionnels tant qu’il fonctionnent, vous pouvez aussi espérer utiliser les réseaux WIFI et la communication téléphonique via le WIFI sans opérateur avec le projet Serval, en espérant qu’il se démocratise et qu’il reste assez de survivants pour offrir des téléphones passerelles…

Quoi qu’il en soit, est-il nécessaire de dépenser de l’énergie pour communiquer avec un lieu si éloigné et difficilement atteignable?


COMMUNICATION GESTUELLE

Se faire comprendre de près ou de loin sans avoir recours à la parole, c’est très compliqué. Il existe une multitude de standards, à vous de les adapter à la situation. Une seule règle : mettez-vous d’accord avec vos équipiers avant de vous lancer, la communication est essentielle.


– COURTES DISTANCES

À très courte distance, disons quelques mètres, mettez-vous d’accord sur un langage corporel simple pour indiquer des ordres ou des actions. Ces signes vous serviront à communiquer silencieusement. Sachez qu’il existe des standards militaires « tactical hand signal ». À vous de les adapter.

– MOYENNES DISTANCES

Tout en restant à portée de vue, quand il s’agit de moyennes distances (1Km), servez-vous du code international de signalisation. Ce code peut vous permettre, par exemple, d’être repéré par un avion ou un hélicoptère.

Formez ces signes en traçant dans le sol (sable/neige) en dessinant avec des grosses pierres ou encore avec des branches, jouez le contraste maximum avec le sol. Certains signes ne vous serviront pas mais la base reste efficace.

– LONGUES DISTANCES

Pour communiquer sur de très longues distances, il existe des solutions qui demandent une certaine dextérité. Vous avez la possibilité de faire des signaux de fumée en brûlant des feuilles ou du branchage humide mais à part signaler sa position (et enfumer tout le monde), c’est compliqué de dire quelque chose de concret, on ne peut pas parler de communication…

La meilleure méthode pour communiquer sur une longue distance reprend un grand classique, le morse.

Utilisez un miroir ou n’importe quelle surface réfléchissante pour reproduire le code morse. C’est assez complexe à mettre en œuvre et ça demande beaucoup de patience, utilisez donc un message simple et court car vous devrez le reproduire sans cesse jusqu’à ce que vous soyez vu et compris. 

Vous pouvez aussi utiliser un feu dans la nuit mais comme pour les signaux du fumée, ça ne servira qu’a signaler votre position au secours.


MARQUER SON PASSAGE

Lors de vos déplacements ou excursions, vous devez marquer votre passage. Adoptez des signes clairs et identifiables par vous et d’éventuels autres survivants. Identifiez les zones à risques, les zones tranquilles, les points d’eau, d’énergie, les zones de repli. Si vous le désirez, informez les autres sur vos déplacements, le lieu de votre camp…

Pour rester discret et ne pas partager vos infos avec tout le monde, vous pouvez mettre en place un système d’identification unique et personnel comme le font les cambrioleurs.


CONCLUSION

Communiquer, c’est assurer sa survie et celle des autres. Sans communication, vous êtes seul et la solitude peut vite devenir pesante puis altérer votre jugement. Quoi qu’il en soit, restez toujours sur vos gardes, ne vous mettez pas en danger dans l’unique but d’envoyer un message que personne n’entendra. La communication est un pilier de la reconstruction, un espoir vers un monde meilleur plus sûr…


  • grandben

    sympa ce petit article

  • Manu Bourquardez

    un bien bel article 🙂
    d’ailleurs, en airsoft je l’ai trop souvent vu, a 100 mètres déjà, les communication silencieuse lors d’une infiltration discrète par exemple ne veulent déjà plus rien dire .. geste flou, incompréhension, peur de l’ennemi, abandon de l’esprit d’équipe… alors que ce n’est qu’un jeux, lorsque que l’on imagine cela en vrai, avec vos vie en jeux … voila quoi.
    voila un article a potasser sérieusement 🙂

  • vincent

    as tu des talkies pro à recommander?

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