Chaos au Brésil suite à la grève de la police

Shankara | le 08/02/2017

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Au brésil, la police militaire fait partie de la sécurité publique et sociale brésilienne et chaque état possède la leur. En cas de trouble à l’ordre publique, c’est elle qui intervient,

Comme en France, les policiers brésiliens n’ont pas le droit de grève. Mais depuis le 4 février dernier, les familles des membres de la police militaire de l’état de Espírito Santo bloquent l’accès aux casernes réclamant des augmentations de salaires de leurs proches. Il n’y a donc plus de police militaire et la police civile n’a pas les moyens d’intervenir. Elle pourrait d’ailleurs rejoindre le mouvement de grève. Les autorités d’Espirito Santo ont demandé l’aide de Brasilia.

Il faut savoir qu’au Brésil, les disparités sociales sont très fortes et peu comparables à celles que connait la France. Le paysage politique est en crise depuis plusieurs années et la population très divisée et sous tension.

La capitale de l’état d’Espírito Santo est Vitória et est aussi la ville où réside ma belle-famille, ma compagne étant brésilienne. J’étais d’ailleurs venu leurs rendre visite moi-même mi-janvier dernier. Via Facebook, elle m’a mise au courant de l’horreur qu’ils sont entrain de vivre.

Ils me racontent qu’assez rapidement, des scènes de chaos sont apparues en villes. Des pillards en ont profités pour dévaliser les magasins, des règlements de comptes entre bandes ont éclatés, des passants sont dévalisés violemments. Les médias locaux parlent d’un taux de criminalité qui a quadruplé en l’espace d’un week-end et annoncent un minium de 75 morts enregistrés par les autorités.

Il est devenu très risqué de sortir dans les rues, le gens restant enfermés chez eux. Dehors, des voitures sont braquées, brulées, des passants profèrent des menaces et certains civils descendent leur régler leurs comptes à la vue de tous. Des gens ordinaires deviennent des pillards et des assassins. Certains n’hésitent pas à comparer la situation avec le film « La purge ».

Malheureusement, ma nièce, a attrapé une otite le jour de début du chaos. Bien qu’ayant de l’eau et des vivres pour tenir un peu, la situation est vite devenue assez dure pour eux. La fièvre de la petite ne baissait pas malgré les moyens du bord : douches froides, gouttes d’un mélange vinaigre et eau bouillie dans les oreilles.

Depuis chez eux, les informations sont difficiles à obtenir, le moyen de communication privilégié restant les amis via Facebook, les médias n’informant de pas grand chose.

Le second jour, malgré les risques, ils ont pris la décision de sortir pour se rendre à l’hôpital et ont pu obtenir des antibiotiques pour la petite. Ils me racontent qu’ils ont vu les rues sont désertes, les commerces fermés. À l’inverse les supermarchés sont pris d’assaut, chacun essayant des faire des réserves pour tenir les jours à venir qui semblent sombres.

Malgré tout, il reste de l’espoir. Aujourd’hui, en raison de la présence de l’armée, certains magasins restent ouverts jusqu’à 14h. Les gens, malgré le danger, aspirent à vivre et à se retrouver. Mes pensées vont pour eux.

Bien sûr, nous sommes amenés à nous poser la question : si cela m’arrive, ai-je de quoi tenir un peu à la maison? Et en dehors de toutes considérations matérielles, que faire pour que ce genre de situation ne puisse arriver et comment ne pas aggraver la crise si j’y suis confronté malgré tout.

Il n’y a pas de réponse absolue mais l’on peut se remémorer cet acronyme anglais STOP:

  • Stop – S’arrêter
  • Think – Réfléchir
  • Organize – S’organiser
  • Proceed – Agir

Quelques articles sur le sujet:

En français:
Au Brésil, la police en grève laisse faire les pilleurs
Au Brésil, l’armée prend la relève de la police en grève

En anglais:
Police goes on strike in brazil cities
Looting, rape and murder break out on the streets of Brazil after military police go on strike in the state of Espírito Santo

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